L’expérience d’Antoine Diot s’est rapidement fait sentir avec un tir primé et deux lancers francs, tandis que Wojciechowski portait l’avance à +20 (6-26). Cette domination précoce témoignait de l’état de grâce collectif des hommes de TJ Parker, parfaitement en réussite dans leurs choix offensifs.
Rouen tente une réaction par l’intérieur
Les Normands ont trouvé une éclaircie grâce à leurs intérieurs. Kensmil a sorti les muscles, tandis que Choua claquait un dunk à deux mains avant de transformer deux lancers. Cette série de 12 points consécutifs remettait le RMB dans le coup (22-34), sans pour autant inquiéter la sérénité roannaise.
Le Canadien a maintenu sa main chaude en fin de deuxième quart-temps avec 15 points dont 9 dans les quatre dernières minutes, affichant un excellent 3/6 à trois points. La pause n’a pas refroidi son inspiration puisqu’il a immédiatement répondu aux tentatives rouennaises par deux nouveaux tirs primés consécutifs.
Les esprits s’échauffent, Roanne garde son sang-froid
La tension est montée d’un cran avec l’expulsion de Markusson pour deux fautes antisportives. Les deux équipes se sont retrouvées rapidement en situation de pénalité, marquant principalement sur la ligne de réparation pendant près de trois minutes. Mais c’est encore Blair qui a su climatiser une salle surchauffée par ses réussites répétées.
Javon Masters a également brillé en dominant la raquette rouennaise comme un couteau chaud dans du beurre, selon l’expression imagée du commentaire. Cette complémentarité entre les deux Canadiens a achevé de démoraliser des Rouennais qui n’ont jamais trouvé la solution défensive.
Des statistiques éloquentes
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : Roanne affiche 31/67 aux tirs dont un excellent 12/26 à trois points, contre 25/69 pour Rouen avec seulement 4/23 derrière l’arc. Blair termine meilleur marqueur avec 30 points, suivi d’Affo Mama (14) et Masters (13). Cette efficacité offensive (évaluation 128 contre 69) illustre la différence de niveau observée sur le parquet.

