©Chorale de Roanne
L’intérieur roannais, malgré son statut d’international et son expérience européenne, ne cache pas son envie de décrocher ce titre : « Pouvoir gagner un titre en trois matchs, ce n’est pas négligeable. À part un titre de champion de France espoirs, j’aimerais en avoir d’autres. » Il garde un souvenir ému de l’atmosphère vichyssoise : « J’ai adoré l’atmosphère. Le public est très chaud, mais fair-play. Ça fait plaisir de jouer dans une telle ambiance. » Annonce d’il à nos confrères du Progrès.
Une Chorale qui ne lâche plus rien en fin de match
La transformation de Roanne en fin de rencontre impressionne : un 17-1 pour revenir de -8 à +1, puis un 15-5 en prolongation. « On ressent plus de sérénité, il y a une bonne communication entre nous », analyse Roos au Progrès. « Le travail de fond commence à payer et avec les victoires, la confiance s’installe. Jusque-là, on perdait ce genre de match, là où on commence à les gagner. »
Le coach roannais reste vigilant : « Vichy est l’une des équipes les plus physiques du championnat. Jouer la demi-finale sur un aller-retour n’est pas un format facile. Même si cela se jouera au goal-average, chacun peut rater un match. » Il insiste sur la nécessité de reproduire la même intensité qu’au match aller pour ne pas « donner confiance » aux Vichyssois.
Le retour de Blair face aux incertitudes vichyssoises
Roanne récupère Jahvon Blair, suspendu au match aller, ce qui devrait permettre une rotation plus large sur les postes extérieurs. Côté Vichy, les nouvelles sont plus contrastées : si Kasiama sera de retour, Diop, Shepherd et Ba restent incertains. Cette différence d’effectifs pourrait peser dans un match où la gestion de la fatigue sera cruciale.
Les deux équipes devront doser leurs efforts en vue des échéances de championnat : Vichy se rend à Saint-Chamond vendredi, tandis que Roanne reçoit La Rochelle. Cette donnée tactique pourrait influencer les choix d’utilisation des joueurs les plus sollicités.
Un derby où tout reste possible
Après deux confrontations au couteau (74-75 pour Vichy à Vacheresse, 98-94 a.p. pour Roanne), ce troisième acte s’annonce indécis. Vichy, vainqueur du trophée il y a deux ans, possède l’expérience de ce type d’échéance, tandis que Roanne surfe sur une dynamique positive et une confiance retrouvée dans les moments cruciaux.
Les deux voisins ne sont plus qu’à 80 minutes d’une finale de Leaders Cup, promettant un nouveau chapitre passionnant à cette rivalité régionale qui enflamme le basket français.

