Un signalement pris au sérieux, d’autant que lors de la mise en place du dispositif de surveillance, les fonctionnaires reconnaissent le visage de l’individu. Son passé judiciaire, dans des circonstances comparables, transforme l’opération de repérage en filature rapprochée.
Un paquet balancé par la fenêtre
Le vendredi 13 mars, la surveillance discrète porte ses fruits. Un véhicule s’approche de l’immeuble et un paquet est lancé depuis la fenêtre de l’appartement du mis en cause. Peu après, l’homme sort de chez lui. Les policiers de la BAC, renforcés d’un second équipage, décident d’intervenir. Mais à la vue du dispositif, le suspect prend la fuite à pied. Rapidement rattrapé, il oppose une résistance vigoureuse lors de son interpellation, blessant légèrement l’un des fonctionnaires.
La perquisition du logement, menée dans la foulée grâce à la présence d’un officier de police judiciaire sur place, révèle un arsenal impressionnant. Les policiers saisissent près de 500 grammes de cannabis sous différentes formes, une trentaine de cartouches de cigarettes, 6 200 euros en liquide, quelques grammes de cocaïne et, dissimulée parmi ses affaires personnelles, une arme de poing automatique chargée accompagnée de munitions supplémentaires.
Des box qui livrent leurs secrets
Un volumineux trousseau de clés retrouvé sur l’individu oriente les enquêteurs vers plusieurs box de stockage. Le premier recèle une cent cinquantaine de cartouches de cigarettes. Le second dissimule une puissante berline Mercedes AMG aux plaques falsifiées, qui aurait été dérobée en Suisse en fin d’année dernière, ainsi qu’un scooter MBK volé en Isère près d’un an auparavant, lui aussi maquillé pour brouiller les pistes.
Présenté en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Saint-Étienne le 18 mars, Guillaume Perrachon, 24 ans, a été condamné à deux ans d’emprisonnement et incarcéré immédiatement après l’audience.


