Le détenu, utilisant un briquet qu’il était légalement autorisé à conserver, place son matelas contre la fenêtre avant d’y mettre le feu. Les dégâts sont considérables : sous l’effet de la chaleur, la fenêtre en double vitrage explose. Par chance, aucune victime n’est à déplorer.
Une logique difficile à saisir
Interrogé sur ses motivations, le détenu avait fourni une explication pour le moins déconcertante : il souhaitait intoxiquer son voisin du dessus et manifestait son mécontentement d’être logé en cellule de rez-de-chaussée. Un raisonnement qui prend un éclairage particulier au regard de son état de santé : diagnostiqué bipolaire depuis l’enfance, il n’était alors soumis à aucun traitement médicamenteux. Les surveillants avaient d’ailleurs relevé un comportement incohérent dans les jours précédant l’incident.
Le tribunal correctionnel de Roanne a condamné le détenu à quatre mois de prison ferme supplémentaires, qui s’ajoutent à sa peine en cours. Sa date de libération, initialement fixée en novembre 2027, est donc repoussée d’autant. Il devra également s’acquitter du remboursement des dégâts causés par l’incendie, estimés à plus de 3 000 euros.


