Voilà un an que le collectif de riverains de la rue Antoine-Durafour réclamait, pétition à l’appui, un encadrement drastique de cette artère réputée pour ses nuisances et ses bagarres nocturnes. Ce jeudi 16 juillet, leur demande trouve un écho concret. Après un premier arrêté, hérité de la précédente mandature, qui imposait déjà aux épiceries de nuit de clore leurs portes à 22 heures, le nouveau maire de Saint-Étienne, Régis Juanico, franchit un cran supplémentaire. Les restaurants et fast-foods, particulièrement nombreux dans la rue, devront désormais respecter les mêmes contraintes : rideau baissé de 22 heures à 6 heures du matin, et ce sept jours sur sept. Dans le texte signé le 8 juillet, l’édile justifie sa décision par le défilé continu de clients qu’entraînent ces ouvertures tardives et par la consommation sur la voie publique qui l’accompagne, sources à ses yeux de nuisances sonores et d’atteintes à la salubrité comme à la tranquillité publique.
Stationnement sauvage, actes de délinquance, consommation d’alcool, dépôts de déchets, claquements de portières, attroupements ou encore bagarres : l’arrêté égrène, ligne après ligne, la longue liste des griefs que les habitants du secteur dénoncent depuis des années. Dans un communiqué, la municipalité présente d’ailleurs la rue Antoine-Durafour comme l’un des périmètres prioritaires de son action, affichant l’ambition d’y rétablir durablement un cadre de vie apaisé, au bénéfice des riverains comme des commerçants respectueux des règles.
Six autres secteurs visés par un second arrêté
Un deuxième texte étend par ailleurs le dispositif à d’autres points chauds de la ville. Dans les rues Georges-Teissier, Pointe-Cadet, Victor-Duchamp, du 11-Novembre et des Docteurs-Charcot, ainsi que sur la place Chavanelle, seules les épiceries de nuit sont concernées et devront fermer à 22 heures. Régis Juanico érige la tranquillité publique en droit pour l’ensemble des Stéphanois et revendique le devoir de la collectivité de protéger des habitants exposés, parfois depuis bien trop longtemps, à des troubles à répétition. L’élu affiche un cap limpide : faire appliquer les règles afin que chacun trouve sa place dans un espace public sûr et serein. Ces différents secteurs feront l’objet de contrôles réguliers, menés avec l’appui des polices municipale et nationale. Les services de la Ville préviennent que chaque infraction relevée entraînera les suites prévues par la réglementation, les manquements répétés ou manifestes pouvant conduire les services de l’État à engager des procédures allant jusqu’à la fermeture administrative des établissements fautifs. La collectivité promet une application sans faille de ces deux arrêtés. Un premier bilan sera par la suite dressé avec la préfecture et les forces de l’ordre, afin de mesurer l’efficacité du dispositif et, si besoin, de l’ajuster pour pérenniser la tranquillité des riverains.


