Trois ans plus tard, le procès révèle un accusé plus préoccupé par sa propre situation que par les conséquences de ses actes. Dans la nuit du 13 au 14 juillet 2022, vers une heure du matin, la place Jean-Jaurès devient le théâtre d’une scène de violence inouïe. Un groupe de jeunes profite de la fraîcheur nocturne sur les marches de la cathédrale Saint-Charles quand survient un individu agressif.
Sans provocation apparente, cet homme de 32 ans, se jette sur l’un des membres du groupe après avoir sorti une lame dissimulée dans ses sous-vêtements. La victime tente de se protéger en utilisant un spray de défense, mais l’assaillant parvient à porter plusieurs coups.
Des blessures qui auraient pu être fatales
Le bilan médical témoigne de la violence de l’attaque : cinq entailles au total, dont quatre dans le dos et une particulièrement profonde au niveau abdominal qui a atteint le foie. La victime principale souffre d’une incapacité de travail de trois semaines, tandis que sa sœur, intervenue pour lui porter secours, écope de trois jours d’arrêt. Les clichés hospitaliers présentés lors du procès montrent l’ampleur des dégâts : une cicatrice verticale impressionnante barre le ventre de la victime, témoignage durable de cette agression gratuite.
Un accusé qui se victimise
Face au tribunal, Hocine Garando adopte une posture surprenante. Loin de manifester des remords proportionnels à ses actes, il se montre surtout agacé par sa propre situation carcérale. Ses déclarations révèlent une personnalité centrée sur ses propres difficultés plutôt que sur les souffrances infligées. Quand la justice tente de comprendre ses motivations, l’homme invoque pêle-mêle les insultes qu’il aurait subies et son état de santé mentale, sans jamais exprimer de véritable regret pour ses victimes.
Des témoignages qui ne concordent pas
Le procès révèle des versions contradictoires des événements. Si la sœur de la victime principale maintient fermement avoir été elle-même visée par deux tentatives d’agression au couteau, l’accusé conteste l’avoir touchée.
La victime principale, quant à elle, exprime surtout son incompréhension face à cette violence gratuite, avouant n’avoir jamais obtenu d’explication satisfaisante à cette attaque soudaine.
La vérité révélée par la vidéosurveillance
Heureusement pour l’enquête, les caméras de surveillance de la place ont enregistré la scène. Ces images permettent au ministère public de démonter les déclarations confuses et parfois mensongères de l’accusé, établissant clairement sa responsabilité dans l’agression.
Le procureur souligne l’importance de ces preuves visuelles pour rétablir la réalité des faits face aux tentatives de minimisation de la défense.
L’avocate de Hocine Garando tente de plaider l’altération du discernement de son client, évoquant sa schizophrénie comme facteur explicatif de ses actes. Elle dénonce également ce qu’elle perçoit comme une volonté d’accabler son client en minimisant l’usage du spray de défense par la victime.
Cette stratégie vise à obtenir une certaine clémence du tribunal en mettant en avant les troubles psychiatriques de l’accusé.
Une justice qui tranche fermement
Malgré la reconnaissance de l’altération mentale du prévenu, le tribunal refuse toute indulgence face à la gravité exceptionnelle des faits. La condamnation de cinq ans d’emprisonnement ferme s’accompagne d’une interdiction définitive du territoire français, sanctionnant à la fois la violence de l’agression et les antécédents de l’homme pour port d’arme.
Information fourni par le palais de justice.


