Son cœur de mission n’a pas changé en un siècle : accompagner les victimes d’accidents du travail dans leurs démarches administratives, les informer sur leurs droits et porter collectivement leur voix pour préserver et renforcer les acquis sociaux. Le maire Régis Juanico a salué le rôle fondamental de l’association dans la défense des accidentés, soulignant la résonance toute particulière de cet engagement dans une ville historiquement liée aux luttes ouvrières.
Des droits fragilisés, une mobilisation plus nécessaire que jamais
La cérémonie n’a pas échappé à l’actualité sociale brûlante. La récente diminution des indemnités journalières illustre une tendance préoccupante à l’érosion des protections accordées aux travailleurs. À cela s’ajoutent plusieurs accidents graves survenus ces derniers mois impliquant de jeunes salariés, qui remettent brutalement en lumière les lacunes persistantes en matière de formation à la sécurité professionnelle.
La présidente de la FNATH, Nadine Herrero, a insisté sur l’urgence d’un meilleur apprentissage des risques du métier avant toute prise de poste, estimant qu’aucun travailleur ne devrait exercer son activité sans en connaître les dangers. Un message qui, dans la ville berceau des combats sociaux français, résonne avec une acuité toute particulière.


