Un secteur qui résiste, des chiffres qui se maintiennent
L’Observatoire annuel 2026 de l’UIMM Loire dresse un tableau résilient : 1 175 établissements, 25 151 salariés, 12 % de l’emploi salarié privé du département. La métallurgie ligérienne concentre à elle seule la moitié des emplois industriels de la Loire. Certains sous-secteurs ont souffert, mais d’autres progressent, l’automobile affiche +3 %, les autres industries manufacturières +4,1 %.
21 % des actifs à la retraite d’ici dix ans
Derrière cette solidité se cache un défi structurel majeur. La pyramide des âges est déséquilibrée : un seul jeune de moins de 30 ans pour deux seniors de plus de 50 ans. Selon les projections, 7 % des actifs du secteur partiront à la retraite dans les cinq prochaines années, 21 % à l’horizon de dix ans. La transmission des savoir-faire est devenue une urgence. Face aux départs, 56 % des établissements prévoient de recruter un profil identique, 19 % misent sur la promotion interne.
1 280 projets d’embauche, 77 % en CDI
Pour 2026, ce sont 1 280 intentions de recrutement qui ont été recensées, portées à 47 % par le développement de l’activité. Loin des clichés sur la précarité, 77 % de ces embauches se feront en CDI. L’alternance représente 11 % des projets. Les profils les plus recherchés sont les opérateurs de production, 270 projets et les techniciens de production, 240 projets.
Le savoir-être, nouveau critère numéro un
Trouver des candidats reste un exercice difficile : 88 % des établissements déclarent rencontrer des difficultés de recrutement. En 2025, sur 100 postes à pourvoir, seulement 68 ont été comblés contre 80 l’année précédente. Pour la première fois, le savoir-être s’impose comme le critère de recrutement le plus cité, devant la motivation et les compétences techniques, plébiscité par 76 % des entreprises. Forums, job-datings et actions au Campus des Aciéries de Saint-Étienne multiplient les points de contact avec les jeunes pour changer l’image du secteur et répondre aux besoins en temps réel.


