Le calendrier est implacable. Le 21 mars au soir, Pimkie éteindra définitivement ses vitrines rue du Général-Foy, avec une liquidation à -50 % dès le 4 mars. Face à elle, de l’autre côté de la rue, Kusmi Tea fermera au même moment. La boutique de thés, présente depuis 2016, n’aura pas résisté à la hausse des loyers et à l’érosion continue de la fréquentation depuis 2024.
Le même 21 mars sera aussi le dernier jour de Jules, place de l’Hôtel-de-Ville, une fermeture pressentie depuis novembre et aujourd’hui actée. Début avril, c’est Kookaï qui viendra compléter ce tableau sombre : l’enseigne de prêt-à-porter, installée aux Ursules depuis 2006, disparaîtra à son tour après plusieurs semaines de liquidation.
Des raisons différentes, un même constat
Les origines varient d’une enseigne à l’autre. Kookaï porte les séquelles d’un redressement judiciaire en 2023 et d’un rachat qui n’a pas suffi à enrayer les fermetures en cascade à travers la France. La boutique stéphanoise aura survécu deux ans de plus que d’autres. Pimkie, en restructuration depuis fin 2023, avait déjà abandonné ses sites de Villars et de Centre Deux avant ce dernier départ.
Kusmi Tea, en revanche, n’est pas victime d’un groupe en difficulté : c’est la dynamique du centre-ville elle-même qui semble avoir eu raison de la boutique, entre hausse de loyer et baisse continue du trafic.
Steel dans le viseur, l’avenir en question
La construction du centre commercial Steel revient comme un leitmotiv dans les analyses des professionnels du secteur. Pour beaucoup, ce choix d’aménagement a constitué un tournant fatal pour le commerce de proximité en hypercentre, aspirant vers la périphérie une clientèle qui ne revient plus.
Le mécanisme est bien connu : moins il reste d’enseignes dans le centre-ville, moins les habitants ont de raisons de s’y rendre, ce qui fragilise à son tour les commerces restants. Une spirale que les chiffres de fréquentation semblent déjà confirmer.
D’autres fermetures à l’horizon ?
Les rumeurs circulent autour d’un éventuel déménagement du Sephora de la place Dorian vers Steel, dès qu’un emplacement se libérera. Rien d’officiel à ce stade. Du côté de la rue Aristide-Briand, Bouchara, en redressement judiciaire depuis fin janvier, assure qu’une fermeture n’est pas à l’ordre du jour. Dans un centre-ville où chaque départ peut en précipiter d’autres, cette nuance mérite d’être retenue.


