Le maire de Lorette, Gérard Tardy, ne l’entend pas de cette oreille. Alors que l’arrêté sécheresse en vigueur dans la Loire restreint l’usage de l’eau, l’élu a déposé un recours gracieux auprès du préfet pour obtenir une dérogation. Son objectif : être autorisé à puiser dans les réserves d’eau du parc des Blondières afin de continuer à arroser le fleurissement municipal. « Je ne vais pas laisser mourir 90 000 euros de fleurs », a-t-il déclaré, invoquant également la nécessité de ne pas « gâcher l’argent des contribuables ».
Un recours au nom des finances publiques
Pour justifier sa démarche, Gérard Tardy met en avant l’argument économique : laisser périr les plantations représenterait, selon lui, une perte sèche pour la commune et donc pour les habitants qui ont financé ces dépenses. Le maire estime qu’un accès aux réserves disponibles localement permettrait de limiter l’impact sans pour autant peser sur les ressources en eau les plus sollicitées.
La démarche reste pour l’heure sans réponse connue de la préfecture. Il appartient désormais au représentant de l’État de trancher : accorder la dérogation demandée ou maintenir les restrictions applicables à l’ensemble du territoire.
Une initiative qui fait débat
La sortie du maire de Lorette ne manquera pas d’alimenter la discussion. D’un côté, la défense des deniers publics investis dans le cadre du fleurissement. De l’autre, la question de l’exemplarité des collectivités en période de sécheresse, et du signal envoyé aux particuliers et aux professionnels soumis aux mêmes contraintes.
Le niveau précis des restrictions imposées par l’arrêté et le volume des réserves disponibles au parc des Blondières n’ont pas été précisés à ce stade.


