Il y a un an à peine, Solann était encore présentée comme un talent à suivre. Depuis, le prix de la révélation féminine aux Victoires de la musique et l’accueil réservé à son premier album Si on sombre ce sera beau ont changé la donne. La chanteuse est désormais reconnue par ses pairs autant que par un public qui s’est constitué progressivement, titre après titre, concert après concert.
Une réédition pour clore un cycle
Si l’idée d’une version augmentée de son album lui a été soufflée par l’industrie musicale, Solann s’en est emparée avec ses propres intentions. Ces nouvelles pistes lui ont permis de refermer des histoires laissées ouvertes dans ses premiers textes et de tirer un trait sur un chapitre particulièrement intense de sa vie d’artiste.
L’écriture comme territoire
Dans un entretien, Solann revient sur ce qui constitue le cœur de son travail : le symbolisme dans l’écriture, le pouvoir des récits que l’on se construit dès l’enfance. Son titre Appelle-moi sorcière en est l’illustration la plus directe, un plaidoyer pour laisser les enfants s’inventer des mondes. Elle évoque également ses collaborations, exercice relativement nouveau pour elle : aux côtés de Yoa et November Ultra sur son propre album, mais aussi de Gaëtan Roussel, Zamdane ou Patrick Watson sur les leurs.
Une artiste engagée
Au-delà de la musique, Solann prend position. Elle a participé au concert Nos voix pour toutes, mobilisation artistique contre les violences faites aux femmes. Des engagements qui résonnent avec toute une génération et qui font partie intégrante de ce qu’elle est. En tournée jusqu’en décembre 2026, elle poursuit sa route, fatiguée mais déterminée.


