Le dispositif vit ses derniers jours. Il avait été mis en place le 28 mars 2025 par l’ancienne équipe municipale, en réponse à l’inquiétude d’un collectif de commerçants alarmés pour l’avenir du centre-ville. Mais pour le nouveau maire, Régis Juanico, la mesure n’a pas généré le surcroît de fréquentation attendu. Le constat serait même inverse.
Une voiture sur deux immobilisée le samedi
Au cours du mois de juillet, les services municipaux ont conduit une analyse fondée sur la lecture de 64 000 plaques d’immatriculation, via le système Lapi. L’objectif consistait à mesurer l’évolution du stationnement durant le week-end. Premier enseignement livré par l’édile : le recul de fréquentation du centre-ville se vérifie aussi les jours de gratuité en surface, le vendredi et le samedi, sans effet notable de la mesure.
L’étude a par ailleurs dressé le profil des automobilistes occupant ces places. Le maire détaille des chiffres éloquents : les véhicules stationnés plus de six heures pèsent 50 % des usagers le samedi, contre 30 % en semaine. En y ajoutant ceux qui restent entre deux heures et demie et six heures, ce sont 80 % des automobilistes qui relèvent d’une logique de longue durée. À l’inverse, les visiteurs de passage, sous les deux heures et demie, ne représentent que 20 à 25 % le samedi, contre 70 % en semaine.
Trois heures gratuites le samedi à partir du 5 septembre
Fort de ce diagnostic, l’exécutif municipal a tranché en faveur d’une nouvelle organisation. À compter du 5 septembre, la gratuité totale du vendredi midi au samedi soir disparaît au profit d’un régime de trois heures offertes le samedi. Une durée que le maire estime suffisante, après échange avec les commerçants, pour faire ses courses dans les boutiques du centre ou déjeuner au restaurant — la séance de cinéma restant, elle, tributaire de la longueur du film.
Le dimanche, en revanche, le stationnement demeurera gratuit.


