Un Ligérien retrouvé mort dans l’Oisans

Un homme de 66 ans a été retrouvé mort ce vendredi 17 août 2018 au niveau de la tête de la Muraillette. Il était parti jeudi avec des amis pour parcourir le col du Vallon à 2531 mètresd’altitude en Isère.

Après avoir grimpé le massif des Ecrins, ses camarades ont redescendu le parcours pour retrouver le refuse de la Muzelle. L’homme a, quant à lui,décidé de continuer la montée pour se retrouver sur la tête de la Muraillette qui culmine à 3019 mètresd’altitude.

Un parcours qui n’est pas si difficile d’accès pour des randonneurs confirmés.

Arrivés au refuse, les hommes qui avait accompagné cet homme sur le massif des Ecrins ont constaté dans la soirée qu’il n’était pas présent. A la tombée de la nuit, ils ont prévenu les secours en s’inquiétant de son absence. Un hélicoptère de secouristes et des CRS de montagne ont entamé des recherches sans réussite.

Les secouristes ont fini par les abandonner dans la nuit pour les reprendre au matin autour de huit heures. Le malheureux a été retrouvé sur un autre itinéraire menant à la tête de la muraillette. Un chemin beaucoup plus dangereux. Personne ne sait pourquoi il a décidé d’emprunter cet autre passage. C’est ce nouveau parcours qui a fait perdre la vie à cet homme. Il a chuté dans un ravin juste avant un terrible orage autour de 20h.

Les crevasses : elles peuvent être ouvertes ou fermées. Une crevasse ouverte est une crevasse qui n’est pas recouverte par la neige – elle ne présente généralement pas de danger – tandis qu’une crevasse fermée en est recouverte (de neige). Une crevasse fermée est cachée par un pont de neige et peut présenter un danger si celui-ci cède au passage d’une personne.

Voici une hiérarchisation très personnelle de ces dangers :

  • Tomber dans une crevasse. Probablement le risque n°1 en itinéraire glaciaire… même en terrain très facile.
  • Dévisser (d’une face rocheuse ou glaciaire, d’une arête…). On y pense tous… on essaie de retarder le moment… mais ça arrive.
  • Les chutes de pierres. A partir de ce troisième risque, c’est la montagne elle-même qui vous envoie des objets  (pierre, neige, glace…) sur le coin de la figure.
  • Les avalanches. Voilà un risque mythique de la haute-montagne.
  • Les corniches. Souvent fragiles, elles peuvent s’écrouler à notre passage… ou nous tomber dessus !
  • Les plaques à vent. Mystérieuses, souvent invisibles à l’oeil nu. Un des dangers que je crains le plus…
  • Les chutes de sérac. La montagne dans toute sa puissance destructrice.
  • Le mauvais temps. Le mauvais temps est l’une de mes inquiétudes principales en haute montagne.
  • Le mal de l’altitude, qui peut être dangereux indirectement (il diminue fortement les ressources physiques et mentales) et directement (il peut causer de graves dommages dans les cas extrêmes).
  • Le froid



Vous aimerez lire aussi