Olivier Joly, maire de Saint-Just-Saint-Rambertsigne un arrêté contre les moustiques tigres a décidé de passer à l’offensive contre les moustiques tigres en prenant un arrêté municipal les ciblant directement. Alors que ces insectes envahissants provoquent une irritation croissante chez les riverains, l’élu aurait choisi une voie pour le moins originale : leur interdire formellement de sévir sur le territoire de sa commune, sous peine, selon le titre évocateur de l’initiative, de « s’exposer à des poursuites ».
Un arrêté qui fait sourire… mais pose de vraies questions
Si la démarche peut prêter à sourire, elle reflète une réalité bien concrète : le moustique tigre (Aedes albopictus) est désormais présent dans de nombreuses communes de la Loire et sa prolifération constitue un vrai problème de santé publique. Face à l’exaspération des habitants, certains élus cherchent à manifester leur mobilisation, quitte à user de leviers symboliques.
Reste que la portée juridique d’un tel arrêté demeure plus qu’incertaine. Si le pouvoir de police générale du maire lui permet d’agir pour préserver la tranquillité, la sécurité ou la salubrité publique, son application à un insecte sauvage soulève évidemment des interrogations sur ses effets concrets et sa validité légale.
Le contenu exact de l’arrêté reste à préciser
Les modalités précises de cet arrêté — sa date, sa formulation exacte et la commune concernée — n’ont pas encore été confirmées. Il n’est pas non plus établi si l’initiative vise principalement à alerter les habitants sur la nécessité de supprimer les gîtes larvaires sur leurs propriétés, ou si elle relève d’un geste purement symbolique destiné à interpeller les autorités compétentes.
L’information, relayée par plusieurs médias locaux, suscite en tout cas de nombreuses réactions, entre amusement et interrogations légitimes sur ce que peuvent réellement faire les élus face à une invasion qui, elle, ne connaît pas les limites communales.


