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Munis de pancartes, les militants ont distribué des tracts aux clients pour les sensibiliser aux conditions de vie et de transport de ces crustacés vendus vivants. L’objectif : recueillir des signatures pour demander l’arrêt de ce commerce.
Selon l’association, la majorité des homards commercialisés en France proviennent du Royaume-Uni ou d’Amérique du Nord, comme ceux proposés à Auchan Villars. Après leur capture, ces crustacés sont attachés, transportés sur de longues distances par camion ou par avion, puis stockés pendant des semaines, voire des mois, avant leur mise en vente.
« Ce sont des êtres sensibles soumis à un stress important tout au long de la chaîne d’approvisionnement », dénonce l’AJAS.
Des conditions de détention contestées
Dans les supermarchés, les homards sont maintenus dans des viviers, généralement sans être nourris. Animaux naturellement solitaires, ils se retrouvent en situation de promiscuité forcée, ce qui nécessite l’attache de leurs pinces pour éviter les affrontements.
« Les clients les achètent ensuite vivants et les tuent eux-mêmes chez eux, le plus souvent en les plongeant dans l’eau bouillante. C’est une méthode particulièrement douloureuse », explique Audrey, bénévole de l’association.
L’AJAS rappelle qu’il n’existe pas de méthode d’abattage réellement indolore accessible aux particuliers sans matériel spécifique d’étourdissement. L’association affirme également avoir interpellé à plusieurs reprises la direction d’Auchan Villars, sans obtenir de réponse à ce jour.
Un appel au changement
Par cette action de sensibilisation, l’association espère susciter un débat et encourager l’enseigne à renoncer à la vente de crustacés vivants. Les militants misent sur la pression des consommateurs et l’accumulation des signatures pour faire évoluer les pratiques commerciales en matière de bien-être animal.

