Le tribunal a refusé de retenir le caractère homophobe de l’agression commise le 12 juillet devant le ZanzyBar, un bar gay de Saint-Étienne. L’affaire avait provoqué une forte mobilisation contre les violences homophobes dans la ville. Selon Le Progrès, la qualification aggravante a été écartée à l’issue du procès.
Une « expédition punitive » selon l’accusation, une rixe ordinaire selon le tribunal
Les faits remontent au 12 juillet. Des coups avaient été portés devant l’établissement, déclenchant immédiatement une réaction de la communauté LGBT+ stéphanoise et au-delà. L’avocate représentant le serveur et un client du bar avait évoqué, lors du procès, une « expédition punitive » ciblant délibérément la communauté gay.
La défense a contesté cette version des faits. Le tribunal a finalement tranché en faveur de cette lecture : le mobile homophobe n’a pas été retenu.
Un verdict qui relance la polémique
Cette décision de justice risque de raviver les tensions autour de cette affaire. Pour les partisans de la qualification homophobe, l’écarter revient à minimiser une violence vécue comme ciblée. Pour la défense, elle confirme que les circonstances réelles de la rixe ne correspondaient pas à ce que la mobilisation militante avait décrit.
Les peines exactes prononcées, le nombre précis de prévenus et les motivations détaillées retenues par le tribunal restent à préciser d’après les informations disponibles.


