10 ans après Fukushima, on pro­tège les ligériens ?

11 mars 2011, après un violent séisme au Japon, un tsu­na­mi déferle sur la côte Est de l’ar­chi­pel. Des vagues de 15 mètres de haut sub­mergent la cen­trale nucléaire de Fukushima et pro­voquent des dégâts effroyables. Il s’a­git de la plus grande catas­trophe nucléaire depuis l’ex­plo­sion de la cen­trale de Tchernobyl en 1986.

Près de chez nous, la cen­trale nucléaire de Saint-Alban se trouve sur les com­munes de Saint-Alban-du-Rhône et de Saint-Maurice‑l’Exil. Elle pro­duit 17,7 mil­liards de kWh soit 30% des besoins de la région Rhône-Alpes.

Certains pensent qu’il est dif­fi­cile aujourd’hui de s’en défaire

Dans notre dépar­te­ment, 113 936 habi­tants autour de la cen­trale nucléaire ont reçu leurs pas­tilles, par pré­ven­tion, pour tenir compte du retour d’expérience de la catas­trophe de Fukushima.

Un débat ouvert

La plus vieille cen­trale nucléaire de France, Fessenheim, sera fer­mée fin 2040. EDF, qui gère le déman­tè­le­ment, pré­voit que l’o­pé­ra­tion va s’é­tendre sur 20 ans. Première étape : mettre à l’ar­rêt les réac­teurs. Après le pre­mier, ce sera au tour du réac­teur n°2 de s’éteindre.

Les risques du nucléaire existent à plu­sieurs niveaux : sani­taire, envi­ron­ne­men­tal, sécu­ri­taire…  La durée de vie légale des cen­trales nucléaires en France est de 40 ans. Les cen­trales fran­çaises sont vieilles et ont presque cette moyenne d’âge, les risques sont donc nombreux !

La pol­lu­tion radioactive

Il n’y a pas de seconde chance pos­sible avec le nucléaire. L’accident de Tchernobyl en 1986 en Ukraine ou der­niè­re­ment en 2011 à Fukushima au Japon en sont des exemples. Que le pro­blème pro­vienne d’une erreur humaine ou d’une catas­trophe natu­relle, le résul­tat est le même, la situa­tion sani­taire est un désastre. Sur l’ensemble du conti­nent euro­péen, on parle de 9 000 à 90 000 décès impu­tables direc­te­ment à la pol­lu­tion radio­ac­tive liée à Tchernobyl. Les pro­blèmes sani­taires liés à cet acci­dent se font d’ailleurs encore res­sen­tir en France notam­ment au niveau des can­cers de la thyroïde.

Les pro-nucléaires avancent pour­tant l’argument que cette tech­no­lo­gie est peu pol­luante à la dif­fé­rence du char­bon. De la même façon que le pho­to­vol­taïque et l’éolien, le nucléaire ne pro­duit pas direc­te­ment de CO2. En défi­ni­tive, le nucléaire est moins pol­luant que le char­bon, mais la peur d’une catas­trophe est bien réelle. Il y a eu des exemples. Vous pou­vez en débattre sur la page Facebook de 42info.fr

 

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