17eme, les Verts vont main­te­nant enchaî­ner à Monaco

Dominateurs, les Stéphanois ont concé­dé un nul frus­trant face aux Girondins (1–1), ce dimanche, et res­tent 17e avec seule­ment trois points d’avance sur Nîmes

Jeudi, face au Stade Rennais, ils avaient déjà été les héros de la qua­li­fi­ca­tion des Verts pour la finale de la Coupe de France. Au bout du temps addi­tion­nel, Denis Bouanga avait contrô­lé une ouver­ture de Saliba à l’entrée de la sur­face, avant de s’effacer pour Ryad Boudebouz qui avait fusillé Mendy, fai­sant bas­cu­ler le peuple vert dans une douce eupho­rie. Trois jours après, l’international algé­rien, de nou­veau titu­laire, et son coéqui­pier gabo­nais retrou­vaient l’ordinaire du cham­pion­nat ce dimanche, face à Bordeaux, avec un double objec­tif : confir­mer le regain de forme obser­vé contre Rennes et s’imposer pour s’éloigner de la zone rouge.

Le tan­dem a frap­pé moins de trois minutes après l’ouverture du score girondine

Transfiguré depuis son but sal­va­teur de jeu­di, Ryad Boudebouz, ali­gné sur le côté droit par Claude Puel, a brillé par sa finesse tech­nique, sa qua­li­té de passe et sa vision du jeu, aiman­tant la plu­part des bal­lons en phase offen­sive. L’ancien Sochalien a ain­si confir­mé son retour en forme en étant un poi­son constant pour la défense bor­de­laise. Même constat pour Denis Bouanga, impli­qué dans qua­si­ment toutes les occa­sions sté­pha­noises, à l’image de ses deux remises impec­cables pour Aholou (18e et 57e), qui auraient pu se trans­for­mer en passes décisives.

Et le tan­dem a de nou­veau frap­pé en deuxième mi-temps, moins de trois minutes après l’ouverture du score giron­dine (0–1, 65e). Piqués au vif à l’idée de subir un bra­quage bor­de­lais, les deux artistes ont alors pris les choses en main. Voyant l’appel de Bouanga dans le dos de la défense, Boudebouz lui a adres­sé un centre lobé du gauche sub­ti­le­ment dosé, par­fai­te­ment conclu par une tête plon­geante rageuse de l’ex-Nîmois, à la limite du hors-jeu (1–1, 68e).

Une éga­li­sa­tion méri­tée mais des regrets pour Claude Puel

Une éga­li­sa­tion ample­ment méri­tée pour les Verts, qui ont mal­heu­reu­se­ment dû ter­mi­ner à dix, vic­times de l’expulsion de Camara, pour un deuxième car­ton jaune, à la 75e minute. Et mal­gré ça, c’est bien l’ASSE qui est pas­sée le plus près de décro­cher les trois points avec un coup de coude de Mexer sur Fofana dans la sur­face bor­de­laise, qui aurait pu lui valoir un penal­ty dans les arrêts de jeu.

De quoi lais­ser des regrets à Claude Puel. « On a eu de belles actions qu’on n’a mal­heu­reu­se­ment pas su concré­ti­ser », déplo­rait-il en confé­rence de presse d’après-match, rap­pe­lant que les Girondins avaient « mar­qué sur leur seule occa­sion ». « Sur la phy­sio­no­mie du match, nous avons per­du deux points », pes­tait l’entraîneur stéphanois.

Denis Bouanga « déçu mais pas abattu »

Denis Bouanga pré­fé­rait quant à lui voir le verre à moi­tié plein, se disant « déçu mais pas abat­tu ». « On prend un point dans cette course au main­tien, c’est mieux que rien, c’est mieux que de perdre », esti­mait l’international gabo­nais en zone mixte, louant « l’état d’esprit conqué­rant » affi­ché par son équipe en deuxième période.

Actuellement 17es au clas­se­ment, les Verts vont main­te­nant enchaî­ner sur un dif­fi­cile dépla­ce­ment à Monaco dimanche pro­chain. Ils cher­che­ront à sur­fer sur la vague de ces deux der­niers matchs, avec dans leur manche un nou­vel atour : ce binôme explo­sif Boudebouz-Bouanga.

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