Vêtu de sa tenue de travail, il transporte sur lui une somme considérable de 10 200 euros en liquide, soigneusement dissimulée dans ses vêtements. Face à cette découverte, les autorités développent rapidement des doutes quant à la provenance de cette importante somme d’argent. L’hypothèse d’un lien avec le trafic de stupéfiants est évoquée, conduisant le parquet à engager des poursuites pour blanchiment d’argent. Plus précisément, l’accusation porte sur l’aide à la justification mensongère concernant l’origine de revenus issus d’activités criminelles.
Le mécanicien, dont le casier judiciaire ne présente aucun antécédent, fournit sa propre explication des faits. Selon ses déclarations, cette somme lui avait été confiée par un membre de sa famille dans un but précis : acquérir un véhicule pour l’exporter ensuite vers la Tunisie. Sans résidence fixe, cet homme menait une existence nomade entre l’Allemagne, l’Italie et la France, et séjournait dans la Loire depuis quatre jours au moment de son interpellation.
L’audience : un prévenu peu loquace
Devant le tribunal correctionnel stéphanois, l’attitude du prévenu traduit son agacement manifeste. Contraint de revenir en France depuis l’Italie où il travaille légalement, il répond avec parcimonie aux questions du magistrat. Ses réponses se limitent à confirmer les faits : le contrôle policier, sa tenue professionnelle, la présence de l’argent liquide et l’inspection du véhicule allemand.
Malgré les soupçons des enquêteurs et l’engagement de poursuites judiciaires, le tribunal correctionnel décide finalement de relaxer le prévenu. Cette issue favorable met un terme à une affaire qui aura nécessité plusieurs mois de procédure et contraint un travailleur étranger à effectuer de multiples déplacements pour se justifier devant la justice française.


