À peine deux mois après sa dernière visite en juin pour conduite sans permis sous stupéfiants, le voilà de retour pour une affaire de trafic de drogue. Cette fois, c’est la prison ferme qui l’attendait au tournant. Entre février et juillet 2025, notre homme s’était improvisé livreur de substances illicites, jonglant entre cocaïne et cannabis. Son système ? Acheter pour lui et quelques copains, histoire de « rendre service ». D’après ses déclarations, il ne s’agissait que d’aider quatre ou cinq amis en manque, récupérant au passage de quoi payer son carburant ou un petit échantillon pour sa consommation personnelle.
Le président du tribunal lui-même a qualifié cette affaire de trafic de petite taille et d’une banalité confondante. Sur un an, le prévenu aurait écoulé quelques dizaines de grammes sur la centaine de grammes de cocaïne achetée le reste étant destiné à sa consommation personnelle, alimentée par une dépendance vieille d’une décennie.
Les belles paroles ne suffisent plus
Devenu papa récemment, l’homme de 31 ans a tenté de jouer la carte de la rédemption devant les juges. Promesses de changement, volonté de suivre des soins, désir d’être un père exemplaire… Un discours touchant mais qui sonnait comme un disque rayé pour les magistrats qui avaient entendu exactement les mêmes promesses deux mois plus tôt. « Pourquoi devrait-on vous croire sur parole ? », a d’ailleurs lancé le président, peu convaincu par ce numéro de repentance.
Avec huit condamnations au compteur entre 2016 et 2024, le multirécidiviste n’a pas échappé à la sanction. Le tribunal l’a condamné à 15 mois d’emprisonnement dont 12 avec sursis probatoire, assortis d’obligations de soins et de travail. À cela s’ajoute la révocation de quatre mois d’une précédente condamnation.
Mais les juges lui ont tout de même accordé une dernière chance : seuls les trois mois fermes de cette nouvelle condamnation seront effectués derrière les barreaux. Les quatre mois révoqués pourront être aménagés. Une clémence relative que le président a justifiée par le discours du prévenu, tout en précisant qu’il s’agissait là d’une ultime opportunité de prouver sa bonne foi.


