Évoquant son passage en détention, le bruit assourdissant, l’absence de soleil, le temps consacré à la lecture, l’écriture et la prière, Gaël Perdriau a reconnu s’être interrogé sur son propre silence face aux comportements de Pierre Gauttieri. Il a décrit avoir été « pris au piège d’un duo » avec son ancien directeur de cabinet, dont il admirait l’intelligence et la stratégie, au point de ne pas réagir aux mots violents qui circulaient.
C’est lorsque la présidente Margareth Stragier l’a interrogé sur son suivi psychologique que l’ancien maire a lâché cette confidence : des viols subis entre 7 et 12 ans, qu’il lie directement à ce qu’il présente comme un manque de capacité de réaction face aux situations difficiles. Sur sa situation personnelle, il a indiqué avoir repris un emploi en CDI depuis le 1er avril et fait état d’une condamnation à plus de 200 000 euros de dommages et intérêts qu’il doit assumer.


