Un homme de 24 ans s’est spécialisé dans un secteur de niche du vol à l’étalage : les stylos et leurs recharges. Pas de télévisions, pas d’alcool, pas de parfums… Non, notre homme avait jeté son dévolu sur le rayon papeterie, amassant pour 600 euros de matériel d’écriture.
Les agents de sécurité du magasin, grâce à leur système de vidéosurveillance, ont rapidement repéré le manège suspect du client qui semblait avoir une passion démesurée pour les instruments d’écriture.
Un équipement de pro pour un amateur de stylos
Le voleur ne s’était pas lancé dans cette entreprise les mains vides. Dissimulé sous ses vêtements, il portait un aimant permettant de neutraliser les dispositifs antivol. Un accessoire qui témoigne d’une certaine préparation et qui explique comment il a pu accumuler une telle quantité de marchandise avant d’être intercepté.
Les agents de sécurité ont finalement mis fin à sa razzia dans le rayon papeterie avant d’alerter les forces de l’ordre. Le jeune homme, de nationalité roumaine et sans domicile fixe, a été immédiatement pris en charge par les policiers.
Un business plan au point mort
En garde à vue, le suspect n’a pas cherché à nier l’évidence et a dévoilé son plan d’affaires original. Son objectif : revendre les stylos dérobés pour financer son voyage de retour en Roumanie. Une stratégie commerciale qui s’est avérée être un échec cuisant.
On peut s’interroger sur le marché de revente des stylos volés et sur le nombre de Bic qu’il faut écouler pour s’offrir un trajet international. Visiblement, notre entrepreneur en herbe n’avait pas fait une étude de marché très poussée.
Libéré après sa garde à vue, le jeune homme n’est pas tiré d’affaire pour autant. Il devra se présenter devant le tribunal correctionnel de Roanne le 3 mars 2026 pour répondre de ses actes. D’ici là, il aura tout le temps de trouver un autre moyen de financer son billet retour, de préférence plus légal cette fois.


