Réunie ce mercredi après-midi, la septième chambre correctionnelle de la cour d’appel de Lyon a fait droit aux demandes de mise en liberté de Gaël Perdriau et Gilles Rossary-Lenglet. L’ancien maire de Saint-Étienne, incarcéré depuis le 7 janvier au centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse, et celui qui avait orchestré le piège tendu à Gilles Artigues, détenu à Corbas, quittent donc les établissements pénitentiaires où ils étaient retenus depuis plusieurs semaines.
Libres, mais sous surveillance
La liberté retrouvée s’accompagne d’un cadre judiciaire strict. Les deux hommes sont placés sous contrôle judiciaire, sans bracelet électronique, ce qui leur permet de circuler librement sur le territoire. Ils ont toutefois l’interdiction formelle d’entrer en contact avec les autres prévenus et les victimes du dossier, l’interdiction de quitter le territoire national, et l’obligation de se présenter tous les quinze jours au commissariat de Saint-Étienne.
Le procès en appel fixé en juin
Cette remise en liberté ne clôt pas le dossier judiciaire. Gaël Perdriau, condamné en première instance à cinq ans d’emprisonnement dont un avec sursis, a fait appel de sa condamnation. C’est la même cour d’appel de Lyon qui le rejugera du 8 au 12 juin prochain. D’ici là, l’ancien édile stéphanois est libre, mais loin d’être définitivement sorti d’affaire.


