Particulièrement à l’aise dans les environnements urbains et périurbains, il profite des nombreux points d’eau stagnante pour se reproduire. À l’échelle de la région Auvergne-Rhône-Alpes, la situation est encore plus avancée : 80 % des habitants sont désormais exposés et l’insecte est présent dans l’ensemble des départements.
Un risque sanitaire à ne pas sous-estimer
Au-delà de la nuisance, le moustique tigre est un vecteur potentiel de maladies graves : dengue, chikungunya et Zika. En 2024, la région a recensé plus de 270 cas importés de dengue, ainsi que plusieurs cas des deux autres maladies. Si ces contaminations ont été contractées à l’étranger, les autorités redoutent de plus en plus des transmissions locales au fil des saisons.
Une surveillance du 1er mai au 30 novembre
Chaque année, un dispositif de surveillance est activé dans le département durant la période d’activité du moustique, du 1er mai au 30 novembre. Les autorités sanitaires suivent l’évolution de sa présence et interviennent sur signalement. Mais la lutte repose aussi sur chaque habitant : l’insecte se déplaçant peu, il naît et vit généralement à proximité immédiate des domiciles. Supprimer les eaux stagnantes — coupelles, seaux, gouttières, récupérateurs d’eau mal fermés — reste le geste le plus efficace pour limiter sa prolifération.


