Quitter Dijon, club de première division, pour rejoindre un club de Pro B qui vient de terminer 16e : le choix peut surprendre. Fabien Romeyer l’explique par trois raisons. D’abord l’attachement au territoire, il est Stéphanois et le projet du SCABB est ancré localement. Ensuite la personnalité des dirigeants, David Despinasse et Fabrice Flotte, qui l’ont convaincu lors de leur première rencontre. Enfin le projet lui-même, qu’il qualifie d’unique dans le paysage du basket français.
Le savoir-être avant le recrutement
Pour Fabien Romeyer, la reconstruction passe d’abord par les hommes, pas par les contrats. Il veut des joueurs et des collaborateurs capables d’autonomie dans l’exigence, des personnes qui n’ont pas besoin qu’on leur rappelle les standards à tenir. Le recrutement sera guidé par ce critère avant tout autre considération. Si Lucas Beaufort est parti en Liga Endesa espagnole, une opportunité qu’on ne pouvait lui refuser, d’autres départs sont programmés et de nouvelles recrues attendues.
Le directeur sportif ne fait pas dans l’excès d’optimisme. Entre l’ambition d’être un club de première division référencé et la 16e place de Pro B de la saison écoulée, le chemin est long. Le SCABB dispose d’atouts, une équipe en Pro B, un centre de formation, une Arena, mais il faudra franchir les étapes les unes après les autres, en commençant par se stabiliser dans la première moitié du championnat.


