C’est le nom qui circule le plus. Auteur d’un remarquable travail à Auxerre, champion de Ligue 2 en 2024, Christophe Pélissier vient d’être remercié par l’AJA dans des circonstances jugées injustes après avoir sauvé le club en Ligue 1 lors de la dernière journée. Il connaît l’antichambre comme sa poche, sait construire des collectifs solides avec des budgets serrés et a le profil du technicien qui fait progresser les clubs.
Nantes l’a approché, sans le convaincre. Pélissier vise la Ligue 1, mais l’ASSE, même en Ligue 2, reste une marque forte. Un Chaudron plein, un projet de remontée et des moyens financiers réels pourraient faire pencher la balance si les dirigeants stéphanois se montrent suffisamment ambitieux dans leur approche.
Pantaloni, le serial winner en attente
Champion de Ligue 2 avec Lorient en 2025, capable de proposer un jeu attractif tout en tenant la Ligue 1, Olivier Pantaloni est libre depuis son départ des Merlus dans un contexte de désaccord avec sa direction. Son nom circule du côté de Lens, où son fidèle adjoint Yannick Cahuzac est déjà en place. Si les Sang et Or tardent à se positionner, l’ASSE pourrait saisir l’opportunité. Son profil correspond parfaitement au cahier des charges stéphanois.
Révélé avec Martigues, qu’il a fait monter en Ligue 2, Thierry Poirier vient de terminer quatrième de l’antichambre avec le Red Star, juste derrière les Verts. En fin de contrat, il a signifié à sa direction qu’il ne souhaitait pas prolonger et vise plus haut. À 43 ans, il n’a connu que cinq mois sans activité en dix ans de coaching. Une méthode éprouvée, une capacité à construire des collectifs efficaces avec peu de moyens : difficile d’imaginer qu’il déclinerait l’ASSE.
Nancy, le pari risqué
Wilfried Nancy était annoncé à Saint-Étienne avant le choix Horneland. Son passage au Celtic Glasgow a douché les enthousiasmes : six matchs, deux victoires, six défaites, un départ précipité. La hype qui entourait le technicien français en a pris un coup. Il reste néanmoins disponible et garde l’ambition de se relancer dans le football français. L’ASSE représente une opportunité mais recruter un entraîneur sorti par la petite porte d’Écosse n’enverrait pas un signal fort, et il ne connaît pas la Ligue 2.
C’est la piste la moins romantique mais pas la moins sensée. Philippe Montanier n’est plus sous contrat mais ne ferme pas la porte. Il connaît l’effectif sur le bout des doigts, sait ce qu’il faut conserver et ce qu’il faut changer, et aurait pour la première fois l’avantage d’une préparation estivale complète, lui qui n’était arrivé qu’en cours de saison. Son bilan de deux points par match reste solide. Il a refusé Nantes, peu convaincu par le projet. Si KSV lui offre des garanties réelles sur la construction de l’effectif, l’option mérite d’être considérée sérieusement plutôt que de perdre du temps pour arriver au même résultat.
La data ou l’humain : le vrai choix de KSV
En filigrane de ce recrutement se pose une question plus profonde. Jaeson Rosenfeld, influent dans le choix d’Horneland via l’analyse de données, pourrait à nouveau peser dans la décision. Mais les résultats des deux dernières saisons et la fronde des groupes ultras, qui ont explicitement dénoncé les choix algorithmiques au détriment de l’humain, poussent à davantage de pragmatisme. La décision appartient à KSV. Elle doit être prise vite, bien, et avec moins de dogmatisme que les précédentes.


