Au tribunal pour des fumigènes dans le Chaudron

Deux supporters stéphanois étaient cette semaine au tribunal correctionnel de Saint-Etienne pour avoir allumé des fumigènes au stade Geoffroy Guichard. Les deux supporters ont été relaxés.

Mickaël et Ryan, 33 et 23 ans aiment leur club de foot, pourtant on les accuse d’avoir lancé des artifices dans les tribunes du stade stéphanois. Tous deux nient les faits. Les forces de l’ordre auraient pourtant reconnu les deux jeunes hommes sur la vidéo surveillance du stade.

Ils étaient venus supporter leur équipe qui jouait contre le PSG le 14 mai 2017. Lors de cette rencontre où Paris menait 5 – 0, 300 fumigènes ont été lancés.

Le duo nie les faits et leur avocat précise qu’il est impossible de les reconnaître sur la vidéo de mauvaise qualité. Les deux prévenus expliquent qu’ils ne sont pas membres d’un groupe de supporters, ils viennent de temps en temps voir un match à Geoffroy-Guichard.

Le procureur de la république explique que c’est une « pratique idiote. C’est jouer au chat et à la souris avec les forces de l’ordre ». Il faut bien dire que le club paye des amendes très élevées lorsque que cela se produit. Le procureur face aux deux jeunes hommes annonce que l’ASSE n’a ensuite plus les moyens d’acheter de nouveaux joueurs. L’avocat de la défense sourit à ce propos et répond que « les deux prévenus ne se sentent pas responsables du recrutement du club ».

Le parquet a du mal à prouver que les deux hommes ont bien lancé les fumigènes. La défense assure qu’il est impossible de dire avec véracité que l’on voit sur la vidéo les deux prévenus lancer les artifices. « La vidéo n’est pas claire, on ne voit rien dedans ». Lors du procès, l’avocat dénonce l’hypocrisie de la Ligue de Football professionnel. « On fait de la publicité avec des fumigènes à la télé et on donne des amendes aux clubs où les supporters lancent des fumigènes ». Les deux garçons ont été relaxés dans cette affaire. Il pourront retourner voir des matchs de l’ASSE mais sans artifices.



Vous aimerez lire aussi