Chronique : pourquoi Primark était si attendu ?

Primark, c’est l’enseigne qui alimente tant les conversations sur 42info.fr mais aussi sur chaque réseau social de chaque centre commercial de Saint-Etienne. 

Il y a des magasins, des enseignes comme Primark qui affolent : je pense à Lidl ou encore à Action, ces temps-ci. Mais il y en a eu d’autres comme le Mary’s Coffee Shop ou Ikea, qui créé l’engouement sur les réseaux sociaux ou les discussions.

Primark, c’est une enseigne de prêt-à-porter et maison irlandaise, que l’on retrouve à Part-Dieu pour le magasin plus proche.

La recherche de l’exclusivité…

Qu’ont en commun Action, Lidl et Primark ? Des bas prix sur des produits intéressants, des produits qui changent toutes les semaines, si ce n’est pas tous les jours, et surtout, elles ne vendent pas sur Internet.

On aurait pu penser qu’une stratégie omnicanale pouvait conduire des marques à la perte. Et pourtant, à part des prospectus, quelques pubs radio ou TV (Action vient de s’y mettre), elles ne communiquent pas à outrance, surtout Primark. Non, elles utilisent les youtubeuses, qui font leur pub à leur place en montrant les produits comme des publicités gratuites. Du vrai marketing viral. Et ca fonctionne.

« Se différencier dans l’exclusivité… »

Et elles misent sur une idée de « différenciation », un peu comme Abercrombie & Fitch il y a quelques années. Se montrer avec un sweat Abercrombie & Fitch il y a 10 ans, c’était montrer qu’on était allé à Paris, sans se promener avec un tee-shirt de touriste. Et avant, c’était Londres. Maintenant, le monde a changé. Et on préfère aussi se montrer comme étant économe ; le côté « bling-bling » a disparu. La crise est passée par là, les habitudes de consommation ont changé.

Et Lidl et Action l’ont compris. Ils attisent les envies car certains produits sont difficiles à obtenir et attisent l’envie. Le robot Monsieur Cuisine chez Lidl, un certain « produit rose » chez Action.

Chez Primark, c’est le peu de magasins et surtout l’absence de vente en ligne, qui crée ce désir. Nous sommes allés à Lyon donc chez Primark. Et on y a surtout dépensé plus parce que l’on sait qu’on n’y retournera pas de sitôt.

Chez Lidl et Action, on y va tôt le jour où débutent les promos pour être sûrs d’avoir le produit miraculeux. Mais on ne se limite pas à ce produit. On y a dépensé plus.

Et pour Saint-Etienne, alors…

Comme Ikea, avant l’ouverture à Monthieu, Primark était très attendu. L’emplacement doit être grand, les ventes devant être importantes au regard du prix moyen unitaire de chaque produit. De quoi rendre son installation encore plus compliquée.

Annoncée à Centre 2 depuis des années, elle arrive bientôt. A Steel, il semble que cela n’a jamais été sur la table.

Mais Saint-Etienne n’était pas ringarde pour autant. Parmi les grandes villes en France, elle n’était pas la seule à ne pas avoir « son » Primark : Reims, 12e ville de France, Rennes, 11e ville de France, en sont dénuées. Celui de Strasbourg (8e ville de France) a ouvert que récemment. A Montpellier (7e ville de France), l’ouverture est prévue en 2020.

Attendons donc avec modération son ouverture. Allons faire du shopping en ville, à Centre 2 et à Steel pour trouver notre bonheur.

Chloé DUFOUR

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