Conseil municipal de Saint-Etienne, l’opposition critique les élus de la mairie

L’opposition favorable à la police de proximité.

Nadia Semache (divers gauche) annonce la couleur « Des quartiers stéphanois ont payé le prix fort pour la disparition de la police de proximité voulue par Nicolas Sarkozy ». Elle ne comprend pas que la mairie se prive de la police de sécurité au quotidien proposé par Emmanuel Macron. L’élue d’opposition attend beaucoup de la rencontre entre Gaël Perdriau et le ministre de l’intérieur Gérard Collomb.

 

Marie-Hélène Thomas (PC) s’est, elle aussi, montrée critique. « Dans notre ville, la précarité gagne du terrain, la vie associative est en souffrance. Votre politique de sécurité est un échec et je m’étonne que la ville de Saint-Etienne n’ait pas été volontaire pour mettre en place une police de proximité. Cela aurait évité d’avoir à recruter 40 policiers municipaux supplémentaires et d’installer de nouvelles caméras de surveillance pour, ainsi, pouvoir financer des actions sociales ».

 

Claude Liogier a invité Marie-Hélène Thomas (PC) à venir constater les bienfaits de la vidéosurveillance sur le terrain.

 

Du côté de Olivier Longeon (Saint-Etienne en mieux EELV), on rappelle les agressions contre les policiers et les concitoyens. « Aujourd’hui, de plus en plus de responsables politiques s’accordent sur le rôle nécessaire d’une police de proximité. Nous souhaitons avoir un bilan des effectifs et actions de la police municipale et un point sur les coordinations éventuelles avec la police nationale. Nous souhaitons également connaître l’ampleur des rencontres sur le sujet avec les associations, les commerçants et les réseaux de voisins vigilants. Quel est le plan municipal de prévention primaire de la délinquance avec les enseignants et les associations des quartiers ? » indique Olivier Longeon.

 

Sur tous ces sujet, Claude Liogier, adjoint à la sécurité, a défendu sa politique « nous avons mis beaucoup de moyens avec l’embauche de 40 policiers et l’installation de 186 caméras de vidéo surveillance. En 2017, les agents de la salle de surveillance ont alerté 980 fois les services de police pour des faits délictueux. Des personnes ont été secourues et d’autres interpellées. Concernant la police de proximité au quotidien, Monsieur Macron joue sur l’effet d’annonce car il n’a pas les moyens de la mettre en place » a-t-il répondu.

 

Claude Liogier a invité Marie-Hélène Thomas (PC) à venir constater les bienfaits de la vidéosurveillance sur le terrain. Il a fini son allocution en citant les réunions auxquelles il assistait avec les nombreuses associations et les partenaires sur la question de la sécurité.

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