Conseil de défense : com­mu­ni­qué de Gaël Perdriau

” Aujourd’hui s’est tenu un nou­veau conseil de défense, autour du pré­sident de la République, consa­cré à la crise du Covid-19. De son côté, le pre­mier Ministre a enga­gé un large tour d’horizon avec les repré­sen­tants des orga­ni­sa­tions patro­nales et des syn­di­cats de sala­riés avant de ren­con­trer les res­pon­sables des par­tis politiques.

A la veille d’un nou­veau conseil de défense qui sera tenu demain, il est nor­mal de se deman­der quelles nou­velles mesures seront sans doute annon­cées dans la fou­lée. Force est de consta­ter que depuis le début de la seconde vague de la pan­dé­mie qui touche la France, à l’image du reste du monde, le gou­ver­ne­ment pré­sente des mesures à un rythme sou­te­nu, ne res­pec­tant pas le prin­cipe admis par la com­mu­nau­té scien­ti­fique des trois semaines néces­saires à une éva­lua­tion rigou­reuse de leur impact per­met­tant d’en mesu­rer la réelle effi­ca­ci­té. Il en découle que pour un nombre sans cesse crois­sant de nos com­pa­triotes ces mesures appa­raissent comme inco­hé­rentes alors qu’elles sont cen­sées évi­ter le recon­fi­ne­ment, pour­tant deman­dé par une très grande par­tie de la com­mu­nau­té scien­ti­fique. Des mesures pro­dui­sant aus­si l’impression détes­table d’une fuite en avant face à une vague de plus en plus dif­fi­ci­le­ment maîtrisable.

La crise pan­dé­mique demande que le pré­sident de la République et son gou­ver­ne­ment impulsent des mesures sani­taires en cohé­rence avec celles prises aupa­ra­vant et dont la rigueur ne doit plus souf­frir la moindre contes­ta­tion scien­ti­fique, faute de quoi le fos­sé de l’incompréhension entre eux et la Nation ne ces­se­ra de se creu­ser ren­dant de plus en plus dif­fi­cile le res­pect de consignes sani­taires trop sou­vent per­çues comme inco­hé­rentes voire injustes.

Plus que jamais, alors même que nos hôpi­taux sont d’ores-et-déjà en ten­sion et à la limite de la satu­ra­tion, la pro­tec­tion sani­taire de la popu­la­tion doit gui­der les choix de l’exécutif afin que les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, en coor­di­na­tion avec les pré­fec­tures, dont nous devons saluer l’engagement, puissent appli­quer les décli­nai­sons opé­ra­tion­nelles qui seront arrê­tées par le gouvernement.”

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