Coronavirus : ces idées pour permettre de régler la facture

Sus­pen­sion de rem­bour­se­ment : la bonne solu­tion pour les emprun­teurs tou­chés par le coro­na­vi­rus ?

Depuis plus de trois semaines, la France est confron­tée à une situa­tion inédite : fer­me­ture des écoles, cafés, bars et res­tau­rants, ain­si que de tous les com­merces « non-indis­pen­sables à la vie de la nation ». Consé­quence directe de cette crise, des files d’attente qui s’allongent dans les super­mar­chés et le confi­ne­ment de la popu­la­tion jusqu’à nou­vel ordre. Si l’épidémie de coro­na­vi­rus fait redou­ter le pire au niveau sani­taire, l’économie du pays est, elle aus­si, mena­cée.

Pour bon nombre de sala­riés, l’emploi du temps quo­ti­dien est consa­cré à la garde des enfants et l’école à domi­cile et le télé­tra­vail. D’autres ont été décla­rés en chô­mage par­tiel du fait de l’impossibilité de pra­ti­quer leur acti­vi­té pro­fes­sion­nelle. La baisse d’activité voire l’arrêt total est aus­si le lot des indé­pen­dants, com­mer­çants et chefs d’entreprise.

Aus­si, il peut être ten­tant de contac­ter sa banque pour réamé­na­ger tem­po­rai­re­ment ses échéances de prêt immo­bi­lier ou de cré­dit à la consom­ma­tion. Pour ce faire, plu­sieurs éta­blis­se­ments finan­ciers natio­naux se sont d’ores et déjà décla­rés favo­rables à un report des échéances, notam­ment pour les clients les plus fra­gi­li­sés par la crise du Covid-19.

Le report total des mensualités de crédit immobilier coûte cher

Le report total des mensualités de crédit immobilier coûte cher

Face à une baisse ou un arrêt bru­tal des reve­nus, la sus­pen­sion tem­po­raire des échéances de cré­dit incluant le capi­tal, les inté­rêts, et même par­fois l’assu­rance de prêt, peut sem­bler une bonne idée. Pour les ménages concer­nés, ce sont plu­sieurs cen­taines d’euros en moins à payer chaque mois. Une bouf­fée d’air en cette période dif­fi­cile.

Mais cette solu­tion pro­po­sée par les banques actuel­le­ment n’est pas sans consé­quences à terme. En pra­tique, l’emprunteur peut repor­ter entre une et douze men­sua­li­tés, qui sont, dès lors, repla­ni­fiées à la fin du prêt. En consé­quence de quoi la durée totale du cré­dit s’allonge, et les inté­rêts aus­si. Et ce réamé­na­ge­ment des men­sua­li­tés néces­site, en outre, la pro­duc­tion par la banque, d’un nou­veau tableau d’amortissement, fac­tu­ré à l’emprunteur.

Exemple : avec le report des men­sua­li­tés, le cré­dit immo­bi­lier s’allonge, ce qui engendre une aug­men­ta­tion des inté­rêts :

  • Une sus­pen­sion de rem­bour­se­ment de 6 mois néces­site 2 mois sup­plé­men­taires dédiés au rem­bour­se­ment des inté­rêts. Soit 8 mois au total.
  • Pour un report de 12 mois, comp­ter 4 men­sua­li­tés sup­plé­men­taires, soit 16 mois au total.

Heu­reu­se­ment, il existe une autre solu­tion gra­tuite et pré­vue dans la plu­part des contrats de prêts : la modu­la­tion des échéances. Dans ce cas, il est pos­sible de réduire ses men­sua­li­tésjusqu’à 30 % pen­dant un an. Si cette solu­tion entraîne, elle aus­si, un allon­ge­ment de la durée totale du cré­dit, celui-ci est moindre com­pa­ré au report des men­sua­li­tés.

Arthur BA

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