Coronavirus : quand la poli­tique reprend ses droits dans la Loire

Saint-Etienne: des arrêtes municipaux en raison de la neige

Depuis le début du confi­ne­ment, les poli­tiques natio­naux et locaux ont, un peu, mis entre paren­thèses leurs cri­tiques et leurs posi­tion­ne­ment élec­to­ral. Mais, avec la pers­pec­tive du décon­fi­ne­ment, les langues com­mencent à sa délier. 

Maire de Saint-Etienne et vice-pré­sident des LR, Gaël Perdriau occupe le devant de la scène média­tique. Il vient de publier coup sur coup des tri­bunes dans Atlantico, Enviscope, la Tribune. Après la confé­rence de presse d’Edouard Philippe, l’é­lu ligé­rien s’est mon­tré très cri­tique vis à vis de l’Etat au micro de France Info. Sur une dépêche AFP, il est allé jus­qu’à par­ler de “bor­del général”. 

La gauche sté­pha­noise bouge aus­si. Une franche de can­di­dats de la liste Saint Etienne citoyenne, plus pré­ci­sé­ment auprès des élec­teurs qui ont pris le risque d’al­ler voter le 15 mars. Pierrick Courbon et Olivier Longeon demandent depuis un moment la convo­ca­tion d’un conseil muni­ci­pal sté­pha­nois extra­or­di­naire. Et aujourd’­hui, c’est le dépu­té LREM Jean-Michel Mis qui apporte son sou­tien à cette démarche. A la gauche de la gauche, les jeu­nesses com­mu­nistes et Antifa viennent de créer une “bri­gade de soli­da­ri­té” pour venir concrè­te­ment en aide aux plus pauvres des Stéphanois. Cette ini­tia­tive com­plète le tra­vail des asso­cia­tions huma­ni­taires qui ont dû fer­mer leurs locaux. On le voit, la poli­tique revient sur scène.

Pat Françon

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