Firminy : « il a une absence d’interdits avec une tendance pédophile »

Hervé a42 ans, il réclame des pho­tos dénudées de sa belle-fille de 14 ans. Mais pour lui c’est « édu­catif ». Il rajoute que même sa mère cau­tionne. Hervé a déjà été con­damné pour agres­sion sex­uelle sur mineur en 2015. La jeune fille est sous le choc. Elle est très per­tur­bée par ces mes­sages pornographiques.

« Si vous apprenez à con­duire à votre belle fille, vous provo­queriez un acci­dent pour qu’elle voit les dan­gers de la route ? » demande le juge. Le mag­is­trat n’en revient pas. Ce chauf­feur routi­er campe sur sa posi­tion. Les SMS envoyés à sa belle-fille de 14 ans, avec notam­ment la pho­to de son sexe en érec­tion, « c’est pour la cho­quer ». Hervé explique qu’elle est tou­jours sur son télé­phone portable, « elle est en rela­tion avec des adultes sur son télé­phone, je voulais juste voir jusqu’où elle peut aller ».

« Oui, j’ai touché le sexe de mon ex-petit beau-fils »

Le juge tente de réveiller le peu d’intégrité du prévenu. Mais rien n’y fait. L’accusé n’a pas l’air de voir le mal. Le juge lit des mes­sages, des SMS à car­ac­tère pornographique. « Vous dites que c’est dans l’intérêt de l’enfant, vous avez une cer­taine expéri­ence… ». Le juge fait allu­sion à la con­damna­tion d’Hervé en 2015. « Oui, j’ai touché le sexe de mon ex-petit beau-fils, mais à l’époque, je buvais beau­coup et je fumais trente à qua­tre joints par jour ». Une réponse qui ne con­va­inc pas. L’expert psy­chi­a­tre qui l’a exam­iné explique que Hervé à une absence d’interdits avec une ten­dance pédophile et un net risque de réitéra­tion.

La défense de l’accusé tente de min­imiser : « Ses méth­odes éduca­tives sont cri­ti­quables mais mon­sieur a un faible niveau intel­lectuel et une per­son­nal­ité imma­ture et insta­ble ». Pour les faits, l’accusé écope de dix-huit mois de prison dont neuf avec sur­sis et mise à l’épreuve pen­dant deux ans. Il reste à la prison de La Talaudière où il est détenu depuis que les faits ont été décou­verts. A sa sor­tie, il devra se faire soign­er. Il n’aura pas le droit de voir la vic­time, ni sa grande sœur.



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