Gaël Perdriau prend acte et demande à l’Etat de faire preuve d’exemplarité

Le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, communique sur la décision du ministre de la santé, Olivier Véran. (Communiqué).

« Je prends acte de la décision, hier soir, du ministre de la Santé qui, au vu de l’évolution de la pandémie sur l’ensemble de la France, mais aussi dans la Loire, justifie d’un renforcement des mesures de protection sanitaire que tout le monde est tenu de suivre.

A ce titre, Saint-Etienne, comme d’autres villes de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, se trouve désormais classée en zone d’alerte renforcée (taux d’incidence de plus de 150 cas pour 100 000 habitants, 50 cas pour 100.000 chez les « personnes âgées »). 

Pour les villes se trouvant dans cette catégorie les principales dispositions, imposées par le gouvernement, sont :

La jauge des rassemblements publics passe de 5 000 personnes à 1 000 personnes

Les grands événements déclarés comme les fêtes locales ou étudiantes sont interdits

Les rassemblements de plus de 10 personnes dans l’espace public

Les salles pour les activités festives et associatives sont fermées

Les bars sont partiellement fermés, les horaires seront décidés par les préfets. Cependant, selon le ministre de la santé, « les bars ne pourront pas rester ouverts au-delà de 22h00 dans l’ensemble de ces territoires ».


Il est évident que la pandémie, après une accalmie de quelques semaines, faisant suite au déconfinement, semble redevenir extrêmement active rendant, plus que jamais, le recours aux gestes barrières indispensables pour assurer la protection de chacun. 


Une fois de plus, nous devons créer une immense chaîne de solidarité sanitaire permettant, par le respect des gestes barrières, d’éviter l’engorgement du CHU et du département de réanimation. Chacun d’entre nous se trouve dépositaire d’une infime partie de la responsabilité collective de lutte contre l’épidémie de Covid-19 afin de protéger les personnes les plus fragiles.


Madame la préfète de la Loire, cette fin de matinée, lors d’une visioconférence, avec l’ARS et des maires de la Loire, m’a informé et m’a confirmé les mesures qu’elle prenait pour le département de la Loire, qui s’inscrivent dans le cadre général définit hier soir par le ministre de la Santé.


Parmi les principales mesures mises en application à partir de samedi : port du masque obligatoire sur tout le territoire métropolitain, fêtes locales et étudiantes interdites, rassemblement de plus de 10 personnes sur l’espace public interdit, les salles des fêtes et polyvalentes fermées sur l’ensemble du département, fermeture des salles de sport et gymnases. La pratique sportive en extérieure reste autorisée mais sans accès aux vestiaires. La question des piscines est en cours d’évaluation. En l’état actuel, les salles de spectacles et de cinéma ne sont pas concernées par ces nouvelles mesures.


Concernant plus spécifiquement les Ehpad dans la Loire, une communication de l’ARS régionale doit être faite ce jeudi. 


Je rappelle d’ailleurs que la ville de Saint-Etienne a mis à disposition des locaux afin que l’ARS puisse installer des centres de dépistage massif que j’appelle de mes vœux sans délai. 


Dans le domaine économique et commercial, je demande que l’Etat prenne rapidement des mesures d’accompagnement et de protection indispensables pour les commerçants, avec la création d’un fonds de soutien spécifique. 


Aujourd’hui, je ne peux que constater que la concertation maire-préfet, tant vantée et mise en avant par le gouvernement ces dernières semaines, faisant suite aux annonces du ministre de la Santé qui a donné hier soir le cadre général, n’a pas beaucoup de sens.  Elle n’en a que le nom. Il s’agit davantage d’une information partagée que nous devons porter.


Il serait enfin souhaitable que lorsque le gouvernement impose à la Nation des orientations en matière de santé publique, il soit en capacité de son côté, à faire preuve d’exemplarité.


Ce qui manifestement n’est pas le cas, quand on apprend par la ministre des Armées, Florence Parly,  lors de son audition, hier, devant la commission d’enquête du Sénat que, contrairement à ce qui avait été indiqué dans un premier temps, les militaires de la base de Creil n’avaient pas été testés et confinés de retour d’une mission à Wuhan, foyer de l’épidémie ! ». 

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