La foire de Saint-Etienne communique sur 42info

La foire de Saint-Etienne com­mu­nique sur son annu­la­tion. Voi­ci leur annonce.

Suite aux der­nières annonces du Ministre de la San­té, mer­cre­di 23 sep­tembre au soir, la jauge régis­sant la tenue de mani­fes­ta­tions a été abais­sée à 1 000 per­sonnes, avec le pas­sage de la ville de Saint-Etienne en zone alerte ren­for­cée, ren­dant impos­sible dans ces condi­tions la tenue de la Foire de Saint-Etienne. Pour les expo­sants, comme pour les orga­ni­sa­teurs, la bru­ta­li­té de cette déci­sion sus­cite un mélange d’incompréhension et de sen­ti­ment d’injustice. Après Tou­louse et Lyon notam­ment, ce nou­veau cou­pe­ret ali­mente la colère de toute une filière vio­lem­ment frap­pée qui ne veut plus être aus­si mal­me­née par des déci­sions res­sen­ties comme arbi­traires.
Jeu­di 24 sep­tembre 2020 – Alors que la Foire de Saint-Etienne, pre­mier évé­ne­ment éco­no­mique de la ville, devait ouvrir ses portes ce ven­dre­di 25 sep­tembre avec l’ensemble des mesures sani­taires prises et vali­dées par la Pré­fec­ture, l’annonce du Ministre de la san­té a son­né le glas d’une reprise pour­tant tant atten­due.
Ain­si, s’il n’est pas ques­tion de ne pas res­pec­ter la déci­sion, elle s’avère néan­moins très péna­li­sante non seule­ment pour Saint-Etienne Evè­ne­ments, orga­ni­sa­teur de la mani­fes­ta­tion, mais aus­si pour les 220 entre­prises qui croyaient en ce ren­dez-vous pour relan­cer leurs acti­vi­tés, à l’arrêt pour cer­taines depuis 6 mois, et sau­ver des emplois.
Ce nou­veau coup dur dans l’univers des foires, et tout l’écosystème d’entreprises qu’il entraine, sus­cite une vraie incom­pré­hen­sion. Com­ment se fait-il que nous devions connaitre des limi­ta­tions tou­jours plus contrai­gnantes alors que les centres com­mer­ciaux ne connaissent pas les mêmes contraintes ? Légi­ti­me­ment, un sen­ti­ment d’injustice émerge : voi­là des mois que les pro­fes­sion­nels se pré­parent avec des pro­to­coles exem­plaires et éprou­vés en matière de sécu­ri­té sani­taire et pour autant, on ne leur per­met pas d’exercer leur métier.
Voi­là de longues semaines que les orga­ni­sa­teurs de la Foire tra­vaillaient de concert avec les auto­ri­tés pour se don­ner les moyens de pro­po­ser des solu­tions adap­tées. En vain. Ce sera fina­le­ment un cou­pe­ret du Minis­tère de la san­té qui anéan­ti­ra tous ces efforts.
Aujourd’hui, la perte d’activité engen­drée par cette déci­sion est catas­tro­phique. La Foire devait être le sym­bole de la reprise de l’économie sur le ter­ri­toire, son annu­la­tion devient le signal d’une mise en som­meil de toute une indus­trie et fra­gi­lise des PME, des TPE avec des consé­quences directes sur l’emploi.

Après le choc de la déci­sion, vien­dra celui de la ges­tion des consé­quences. Alors que bon nombre d’exposants ont déjà mon­té leur foire, ils doivent aujourd’hui démon­ter sans avoir pu pré­sen­ter leurs pro­duits. Reste à éva­luer l’impact de cette annu­la­tion. Tout sera fait pour gérer au mieux les consé­quences même si l’heure est à l’amertume.
Pour Flo­rian Jea­net­ti, Pré­sident de la Foire de Saint-Etienne et de Loire Actions, « cette situa­tion est à la fois bru­tale et catas­tro­phique pour plu­sieurs cen­taines d’exposants qui avaient besoin de ce ren­dez-vous pour relan­cer leur acti­vi­té. Comme eux, nous sommes sous le choc et ferons tout notre pos­sible pour les accom­pa­gner ».
Pour Lau­rence Bus­sière, Direc­trice de Saint-Etienne Evé­ne­ments « tout le tra­vail fait avec les auto­ri­tés locales ne peut pas être balayé d’un revers de manche. Cet évé­ne­ment est le fruit d’un tra­vail col­la­bo­ra­tif avec l’ensemble des col­lec­ti­vi­tés qui œuvrent toutes pour la relance éco­no­mique de notre ter­ri­toire mais se retrouvent impuis­santes face à des arbi­trages aus­si indis­cu­tables qu’incompréhensibles ».
Pour Chris­tophe Cize­ron, Direc­teur géné­ral de l’ensemble des sites du Groupe GL events, « Une indus­trie est en train de mou­rir. Nous ne pou­vons pas conti­nuer à accep­ter l’effondrement de l’activité de toute une filière et en appe­lons à une prise de res­pon­sa­bi­li­té de l’Etat. Depuis des mois, avec l’ensemble des acteurs de la filière, nous pre­nons des risques pour relan­cer la tenue de mani­fes­ta­tions et payons le prix fort mais nous ne pour­rons pas por­ter seul le poids de la crise. Dans le cas pré­sent, nous deman­dons la créa­tion d’un fonds d’urgence pour l’ensemble des foires et salons annu­lés qui viennent de subir ces annu­la­tions bru­tales. »

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