Il envoie des photos de son sexe à des victimes de 12 à 90 ans



Michel Guer­ri est déjà en prison à Roanne. Il a déjà pris 3 ans de prison ferme pour avoir effec­tué, en récidive, des appels malveil­lants par télé­phone.

Au tri­bunal, il est inter­rogé : « Qu’est-ce que cela vous pro­cure d’envoyer en pho­to votre sexe en érec­tion, Mon­sieur ? ». Michel Guer­ri, 39 ans, botte en touche « Je veux un délai sup­plé­men­taire pour pré­par­er ma défense ». L’homme pos­sède déjà 27 men­tions dans son casi­er judi­ci­aire (exhi­bi­tion sex­uelle, vio­lence, agres­sion sex­uelle, corrup­tion de mineurs). Orig­i­naire de Saint-Martin‑d’Estréaux à 30km de Roanne. Le prévenu a déjà été lour­de­ment con­damné en 2016 par le tri­bunal cor­rec­tion­nel de Saint-Eti­enne. 

De très jeunes vic­times

Aujourd’hui, il est jugé pour avoir envoyé en 2017, des SMS et des appels à car­ac­tère sex­uel avec des ter­mes vul­gaires à des vic­times à Saint-Martin‑d’Estréaux. Le prévenu en a harcelé 49 de 12 à 90 ans. Il téléphonait au hasard sur des numéros. Il dévoilait son anatomie par SMS. Le prési­dent du tri­bunal lui lance « Mais vous êtes tombé sur des mineurs et des col­légi­en­nes ». Les 49 vic­times ont toutes porté plainte con­tre lui. Le prévenu répond « Je n’étais pas bien dans ma peau, je ne veux plus de télé­phone désor­mais. Je regrette et je m’excuse » explique-t-il. « Mais savez-vous que vous êtes con­nu nationale­ment ? Il y a même un site qui vous dénonce, la fréquence de vos envois de SMS est hal­lu­ci­nante », répond  le prési­dent.

Une inter­dic­tion de fréquenter des mineurs

Cer­taines vic­times se sont porté par­ties civiles et deman­dent entre 500 et 2000 euros de préju­dice. Le min­istère pub­lic demande 30 à 36 mois de prison ferme, un man­dat de dépôt et un suivi socio judi­ci­aire. Le tri­bunal cor­rec­tion­nel de Roanne le con­damne à trois ans de prison avec un suivi socio judi­ci­aire durant cinq ans, une oblig­a­tion de soins et une inter­dic­tion de fréquenter des mineurs. Il va devoir dédom­mager les vic­times. Déjà en prison actuelle­ment, l’homme, qui devait ini­tiale­ment sor­tir le 23 jan­vi­er 2020, ne sor­ti­ra qu’en 2023.



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