Il rou­lait en moto cross en ville

Il n’avait ni per­mis, ni casque et pas d’assurance pour cette moto cross.Il est inter­dit de rou­ler en moto cross en dehors des cir­cuits spécialisés.

Saïd le savait bien et pour­tant il s’est retrou­vé devant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel de Saint-Etienne pour plus de 800 euros d’amende.

« C’est une moto cross, ça ne s’assure pas » dit Saïd, la pré­si­dente du tri­bu­nal répond que cet engin n’a pas le droit de rou­ler en ville à Saint-Etienne. « La police m’a arrê­té, je suis donc des­cen­du de la moto et je vou­lais la rame­ner chez moi ». Son avo­cat enchaîne « Ce n’est pas un écer­ve­lé, il fal­lait juste qu’il ramène sa moto chez lui. Il n’en pou­vait plus de la pous­ser, il a fini par l’enfourcher mal­gré sa ren­contre avec les poli­ciers. Il n’avait que quelques mètres pour ren­trer chez lui ».

Pour sa défense, l’accusé explique que sa vie est com­pli­quée « J’ai deux enfants, dont l’un doit être opé­ré du cœur, je vais au bou­lot, je vais à l’hôpital… » Mais il savait bien que les motos cross n’ont pas tous les élé­ments de sécu­ri­té pour rou­ler sur les routes, a for­tio­ri en centre-ville.

Le tri­bu­nal condamne Saïd à 90 jours d’amende à 7 euros et deux amendes de 100 euros.

Le casier judi­ciaire de cet homme de 29 ans est déjà bien rem­pli. Vingt condam­na­tions, « Je suis allé douze fois en pri­son, mais ça fait cinq ans que je n’y suis pas retourné ».

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