Incivilités : le ras-le-bol des habitants du quartier Carnot

Pour les com­merçants de la place Carnot, pour les habi­tants du quarti­er, les inci­vil­ités sont bien trop récu­rantes. « L’ambiance n’est pas bonne », racon­te un com­merçant.

Sur la place, les habi­tants voient des groupes qui se posent pour con­som­mer de l’alcool. On y observe des per­son­nes qui vendent de l’alcool à la vue de tout le monde. « Et per­son­ne n’est jamais inter­pel­lé. Que fait la police ? » indique un habi­tant du quarti­er. Cer­tains com­merçants se plaig­nent de vols à l’étalage. « On est près de la cité du design, on devrait juste­ment faire atten­tion à ce qui se passe dans notre quarti­er ». Les com­merçants souhait­eraient qu’on déplace aus­si le bus qui vient de La Cotonne. « Ce cli­mat d’insécurité devient inac­cept­able, il faut que la mairie fasse quelque chose ».

Les com­merçants souhait­eraient qu’on déplace aus­si le bus qui vient de La Cotonne

Le cli­mat est de plus en plus délétère selon les com­merçants. Ils ont fait remon­ter à la mairie les plaintes, mais aucun retour n’est con­staté « Per­son­ne n’est venu nous voir, ni les gens de la ville ni la police qu’on voit rarement ici. On laisse les deal­ers ven­dre leurs marchan­dis­es à la vue des familles, et la police laisse faire comme ça depuis des mois ». Les habi­tants de Carnot souhait­ent que la police soit présente de façon fixe « et pas de manière pas­sagère, une voiture qui passe rapi­de­ment sans s’arrêter, ça ne sert à rien ».

Nos con­frères du Pro­grès ont inter­rogé Claude Lio­gi­er, adjoint en charge de la sécu­rité à la ville de Saint-Éti­enne. « Nous con­nais­sons les dif­fi­cultés des com­merçants sur ce secteur et la mairie et moi les avons ren­con­trés juste avant le con­fine­ment. En France, la con­som­ma­tion d’alcool dans l’espace pub­lic n’est pas inter­dite. C’est l’ivresse qui l’est. Dès 2014, nous avons pris des arrêtés munic­i­paux pour lut­ter con­tre le com­porte­ment de cer­tains indi­vidus qui se regroupent pour con­som­mer de l’alcool, mais ces arrêtés sont lim­ités dans le temps, sur cer­taines péri­odes de l’année, et dans l’espace, dans cer­tains lieux de la ville. S’ils sont applic­a­bles, ils sont appliqués. En revanche, les arrêtés munic­i­paux ne s’appliquent pas pour les trafics de drogue puisqu’ils sont du ressort de la police nationale ».

Pour Claude Lio­gi­er : « Cette place est un vrai lieu de vie où se croisent nom­bre de per­son­nes de par les activ­ités mul­ti­ples qui s’y con­cen­trent. Nous avons tout intérêt à ce qu’elle vive du mieux pos­si­ble. D’ailleurs, nous avons instal­lé une caméra de vidéo­sur­veil­lance, la présence de la police a été ren­for­cée par un mail­lage impor­tant et des ron­des régulières. En ce qui con­cerne les rodéos, nous devons faire face au dou­ble dis­cours du gou­verne­ment, nous atten­dons qu’il y ait de vraies déci­sions”.

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