Interview de Marcel Jacob candidat aux municipales à Andrézieux

Andrézieux-Bouthéon, est une des villes les plus rich­es de la Loire et la mieux dotées en ser­vices de tous ordres. Cette sit­u­a­tion se traduit par une diver­sité de liste. Ancien polici­er, Mar­cel Jacob se présente aux munic­i­pales de mars prochain.

Pourquoi estimez-vous le renou­velle­ment poli­tique indis­pens­able dans votre com­mune ?

Tout d’abord, le renou­velle­ment est un fait, puisque le maire sor­tant, Jean-Claude SCHALK ne se représente pas. Mais il est vrai qu’une des listes se revendique de son héritage, sans que lui-même d’ailleurs ne l’ait formelle­ment adoubée. Cela étant, oui, j’estime qu’un nou­v­el élan est néces­saire pour Andrézieux-Bouthéon. Jean-Claude SCHALK a été un maire bâtis­seur, et je ne doute pas que ce genre de poli­tique cor­re­spondait à une forme de néces­sité, à une cer­taine époque. Mais aujourd’hui, les habi­tants de notre com­mune aspirent à autre chose que du béton et du goudron. Il est temps de priv­ilégi­er la qual­ité de vie, le développe­ment des ser­vices, la baisse des impôts et un urban­isme maîtrisé. Notre but n’est pas de décon­stru­ire ce qui a été fait, c’est d’enclencher une nou­velle étape dans la vie de notre com­mune.

Com­ment qual­i­fiez-vous votre liste ?

C’est d’abord et avant tout une liste d’intérêt local. Je me situe, moi, claire­ment à droite, droite Gaulliène, encore que je n’ai ma carte dans aucun par­ti poli­tique. Mais c’est ce que je suis, je ne vais pas m’en cacher. D’autres per­son­nes sur ma liste partage cette même ori­en­ta­tion. Mais il y a aus­si des gens dont la sen­si­bil­ité les por­tent plus à gauche, et d’autres encore qui ne sont pas spé­ciale­ment poli­tisés. Nous ne sommes pas engagés dans une cam­pagne aux enjeux nationaux. Notre pro­gramme porte sur Andrézieux-Bouthéon, sur ses habi­tants, sur les enjeux qui touchent notre ter­ri­toire. Notre pre­mier et seul cen­tre d’intérêt, c’est le bien-être des Andréziens-Bouthéon­nais. C’est pour cela que notre liste représente notre com­mune dans toute sa diver­sité pro­fes­sion­nelle, géo­graphique et cul­turelle.

Ancien polici­er, quelles sont vos pri­or­ités ?

On m’attend bien évidem­ment sur la ques­tion de la sécu­rité. Et il est vrai que c’est un des trois moteurs de mon pro­gramme. Sans une vraie vig­i­lance, il n’est pas pos­si­ble de con­stru­ire quoi que ce soit. Le respect des per­son­nes et des biens est à mon sens le pre­mier des droits auquel cha­cun peut et doit pré­ten­dre. Mais je ne veux pas que ma can­di­da­ture soit réduite à cela. Je souhaite aus­si redy­namiser nos cen­tres-bourgs par une poli­tique volon­tariste d’aide et d’implantation des com­merce de prox­im­ité. Et je sais enfin que nous avons les moyens, en arrê­tant la poli­tique de con­struc­tions inten­sives qui a été celle de la com­mune depuis de nom­breuses années, de baiss­er les impôts
locaux et donc de redonner du pou­voir d’achat aux Andréziens-Bouthéon­nais. Je veux égale­ment engager une réelle tran­si­tion énergé­tique pour un réel engage­ment écologique. Enfin, et c’est une volon­té très per­son­nelle de ma part, je veux dévelop­per, en m’appuyant sur les acteurs asso­ci­at­ifs locaux, une
réelle poli­tique tournée vers le bien-être ani­mal. En bref, mes pri­or­ités sont de faire qu’Andrézieux-Bouthéon soit une ville où il fait bon vivre, et qu’elle échappe au rôle de cité-dor­toir de Saint-Eti­enne Métro­pole dans lequel cer­tains voudraient la con­fin­er.

Pat Fraçon

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