Interview de Michel Plasse candidat à Saint-Paul-en-Jarez

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Michel Plasse a longtemps dirigé un contre social et culturel à
Rive-de-Gier. A Saint-Paul-en-Jarez, où il réside, il anime une liste qui se présente face à la majorité sortante. Il mène une campagne de terrain qui mêle les thèmes de proximité de la commune et de ses hameaux et des propositions écologiques concrètes.

Dans certaines communes régionales de la taille de Saint-Paul-en-Jarez, il existe des collectifs locaux pour installer du photovoltaïque. Pour vous, ce concept est-il transposable dans votre commune ?

Parfaitement ! Nous avons beaucoup discuté avec l’ingénieur qui a travaillé sur le projet de centrales villageoises du pays mornantais. L’avantage, c’est que l’on peut s’appuyer sur la technique, l’expérience, le savoir-faire, les structures ou encore les réseaux des CVPM (Centrales Villageoises en Pays Mornantais). Il faut rendre à César ce qui appartient à César : ce qui a été fait dans la région de Mornant est proprement remarquable ; nous, nous ne ferions que suivre un chemin tout tracé.

Vous êtes un passionné de la diffusion culturelle. Allez-vous faire de
la culture un élément majeur d’attractivité ?

Bien sûr ! La culture, qu’elle soit populaire ou savante, constitue un aspect primordial de la politique que je souhaite mener. Je la perçois comme un investissement : elle apporte du dynamisme à une commune, un élan ; son absence, au contraire, plonge une ville dans une forme de léthargie. L’un des points importants de mon programme est justement un symbole : le retour de festivités supprimées au cours des dernières années.

En 2020, la coopération intercommunale est incontournable. Quelle est votre position sur ce dossier ?

Comme vous l’avez dit, elle est incontournable : on ne peut s’en passer. Très tôt, mes colistiers et moi-même avons rencontré les dirigeants d’autres communes, et d’autres qui pourraient le devenir. Nous avons établi des contacts avec Saint-Étienne Métropole, des élus locaux, les conseils départementaux ou régionaux… Avec la diminution fort probable des dotations d’État, la clé résidera dans les économies d’échelle : aujourd’hui un grand projet doit être pensé en commun, il doit être partagé. Le contribuable, notamment, ne pourra plus supporter les coûts d’une infrastructure par commune : nous devrons désormais nous coordonner à une échelle métropolitaine. Heureusement, nous avons rapidement fait le constat que les bonnes volontés étaient là, et que lorsqu’un projet était bien construit, les partenaires suivaient. 

Pat Françon

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