Interview de Patrick Revelli, can­di­dat “Des Marcheurs”

A l’heure où les Verts s’ap­prêtent à affron­ter le PSG en finale de la coupe de France, l’é­po­pée verte res­sur­git . Patrick Revelli, can­di­dat des mar­cheurs, est l’un des can­di­dats sté­pha­nois les plus connus du public. Comment aborde-t-il cette échéance ?

Comment avez-vous vécu le départ du PRG de votre liste ?

Le départ du PRG ? C’est de l’his­toire ancienne ! Je ne me suis jamais expri­mé sur le sujet et ce n’est pas à 1O jours du 1er tour que je com­men­te­rais leur choix. Nous sommes en démo­cra­tie, cha­cun est libre de se pré­sen­ter et de faire valoir ses idées. Je sais sim­ple­ment que le PRG et  sa tête de liste m’a­vaient appor­té leur sou­tien car j’é­tais le mieux pla­cé pour battre le maire sor­tant. ils avaient sans doute raison !

Nous crée­rons le Label «Welcome Jeunes» pour cap­ter et fidé­li­ser les 15–25 ans “.

Vous met­tez le centre ville au centre de votre pro­gramme. Pourquoi ?

Oui le revi­ta­li­sa­tion du centre-ville est une prio­ri­té. Nous dyna­mi­se­rons la ville en atti­rant des cadres qui vivront et consom­me­ront à Saint-Etienne. Nous sol­li­ci­te­rons les grandes admi­nis­tra­tions et les groupes pri­vés pour qu’ils délo­ca­lisent cer­tains de leurs ser­vices ou créent des filiales à Saint-Etienne. Nous avons du bâti dis­po­nible et abor­dable pour accueillir par exemple des pla­te­formes de ges­tion ou de télé-ser­vice. Nous ramè­ne­rons des cadres supé­rieurs et des classes moyennes à Saint-Etienne. 

nous construi­rons 500 places payantes

Nous ren­drons l’hyper-centre à nou­veau attrac­tif et nous met­trons fin à l’hémorragie des com­merces. Nous mène­rons une poli­tique volon­ta­riste d’aide au main­tien des enseignes en dif­fi­cul­té et nous accom­pa­gne­rons en lien avec la CCI les ins­tal­la­tions. Nous don­ne­rons d’autres fonc­tions au mana­ger de centre-ville. Il faut pro­po­ser «une Expérience Commerce à Saint-Etienne» et dépas­ser la seule notion d’achat. Nous main­tien­drons et favo­ri­se­rons l’implantation de loco­mo­tives com­mer­ciales en centre-ville. Nous crée­rons le Label «Welcome Jeunes» pour cap­ter et fidé­li­ser les 15–25 ans. Les trans­ports en com­mun seront gra­tuits les same­dis et les jours d’ouverture excep­tion­nelle ain­si que les par­kings péri­phé­riques. Nous rever­rons le prix du sta­tion­ne­ment en sur­face, nous construi­rons 500 places payantes à la place d’immeubles indignes. 

L’attractivité passe aus­si par la tran­quilli­té.  Nous opti­mi­se­rons le temps de pré­sence des poli­ciers muni­ci­paux en les déchar­geant des tâches admi­nis­tra­tives car le recru­te­ment d’agents n’a pas inver­sé la ten­dance. Il faut être visible, iden­ti­fié par la popu­la­tion et conci­lier répres­sion et pré­ven­tion de la délin­quance. Nous ins­tal­le­rons une Police des Transports Urbains car les bus et les trams sont deve­nus des lieux d’incivilité et de petite délin­quance. Les contrô­leurs de la Stas ne peuvent pas agir et sont vic­times eux-mêmes de vio­lences tout comme les usa­gers. Enfin, nous ferons de Saint-Etienne une réfé­rence en matière de ville verte en créant de nom­breux îlots de ver­dure. Avec mon équipe, nous pen­sons Saint-Etienne 2050. Certaines mesures seront mises en place immé­dia­te­ment, d’autres se feront en concer­ta­tion avec les Stéphanois et pren­dront du temps…Je tra­vaille pour l’avenir de la ville et non pour le mien.

Sport et poli­tique, y a‑t-il des points communs ?

Effectivement une cam­pagne élec­to­rale a quelques simi­li­tudes avec le sport de haut niveau et le sport en géné­ral. On gagne, on perd, il y a des duels, des adver­saires, des enjeux. Pour ma part, je la vis bien cette cam­pagne. Nous sommes une équipe sou­dée, soli­daire. Certes je suis tête de liste mais nous sommes un col­lec­tif et comme cela que je consi­dère l’intérêt géné­ral, avec une gou­ver­nance hori­zon­tale et non ver­ti­cale. Nous avons plu­sieurs fois ren­ver­sé des situa­tions en foot­ball, alors pour­quoi pas !


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