La journée nationale des aidants a lieu aujourd’hui

8,3 mil­lions de per­sonnes accom­pagnent au quo­ti­dien un proche atteint de han­di­cap ou de mala­die, quel que soit son âge. Ce sta­tut d’aidant, aujourd’hui recon­nu est sou­vent très dif­fi­cile à gérer sur­tout lorsque l’on a une acti­vi­té pro­fes­sion­nelle. En ce jour, 42info.fr met en lumière ces aidants, aus­si issus de la Loire.

Leur sta­tut est au final très récent, tout comme l’acquisition de cer­tains droits. Et pour­tant, ils sont indis­pen­sables pour leurs proches et pour l’économie. Ils repré­sentent des cen­taines de mil­liards d’euros d’économisés pour la col­lec­ti­vi­té par an.

Les aidants sont aus­si des sala­riés…

Les entre­prises peinent encore à les com­prendre et à les inté­grer dans leur poli­tique de RH. Et pour­tant, dans une sur 5, les congés pour parents malades dépassent ceux pour enfants malades. Et avec l’allongement de la durée de vie, les aidants vont se mul­ti­plier : les entre­prises vont donc devoir adap­ter leur mana­ge­ment.

Un sta­tut dif­fi­cile

Ils ont sou­vent beau­coup souf­fert pen­dant le confi­ne­ment. Et sur­tout, ils n’ont pas for­cé­ment accès à l’aide néces­saire pour dimi­nuer leur charge men­tale qui se com­pose d’un foyer clas­sique à gérer et à prendre en charge de la vie quo­ti­dienne de l’aidé. S’ajoute aus­si le regard de la socié­té sur les per­sonnes han­di­ca­pées ou malades. Et bien sûr, la fatigue voire l’épuisement.

Le congé de proche aidant

Côté gou­ver­ne­ment, un droit au répit a été posé en 2016. Depuis le 30 sep­tembre 2020, le congé de proche aidant est indem­ni­sé. Désor­mais, un aidant peut ces­ser de tra­vailler tem­po­rai­re­ment pour s’occuper d’un proche en situa­tion de han­di­cap ou en perte d’autonomie. Ce der­nier peut être un conjoint, un pac­sé, un concu­bin, un parent, un enfant, un col­la­té­ral jusqu’au 4e degré (oncle, cou­sin…) ou une per­sonne âgée ou en situa­tion de han­di­cap exté­rieure à sa famille mais qu’il aide de façon régu­lière. Ce congé n’est valable que pour une durée de trois mois. Son indem­ni­sa­tion : 52,08 euros si l’aidant est une per­sonne iso­lée, à 43,83 euros s’il vit en couple – dans la limite de vingt-deux jours par mois et de soixante-six jours dans l’ensemble de la car­rière. Néan­moins, l’aidé doit être en situa­tion de han­di­cap lourd ou d’une perte d’autonomie impor­tante.

Vous êtes aidants ? Vous sou­hai­tez obte­nir de l’aide et des conseils ? La Mai­son Loire Auto­no­mie vous accom­pagne au 04 77 49 91 91.

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