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Sur Facebook, Eric Berlivet n’y va pas par quatre chemins : « Un problème de chauffage est mis en avant pour justifier une fermeture, ce qui ressemble davantage à l’arbre qui cache la forêt d’un possible fiasco économique. » L’élu Horizons dénonce les « près de 9 millions d’euros mobilisés au bénéfice quasi exclusif d’une seule commune » et estime que « les expositions ne rencontrent pas le succès espéré ».
Axel Dugua riposte et défend son projet culturel
Le maire de Saint-Chamond, Axel Dugua (LR), réplique vivement : « Je ne comprends pas cette publication remplie d’amertume. Ne mélange pas tes rancœurs et combats métropolitains avec ce beau projet culturel, qui est une chance pour notre métropole. » Il appelle à laisser du temps au projet, rappelant que « Paris ne s’est pas construit en un jour ».
Eric Berlivet persiste et signe, revendiquant sa préoccupation pour « l’usage de l’argent public de la Métropole et sa juste répartition entre les 53 communes ». Il rappelle que Saint-Chamond a déjà bénéficié de plus de 90 millions d’euros pour la transformation de Novaciéries, s’interrogeant : « Si toutes les communes demandaient la même chose, ça fait longtemps que l’on aurait mis la clé sous la porte. »
Un manque de concertation métropolitaine dénoncé
Fort de son expérience avec un festival de street-art lancé il y a dix ans à Roche-la-Molière (budget annuel de 8 000 à 12 000 euros), Berlivet regrette de ne pas avoir été associé à la réflexion. Il dénonce « des décisions prises par une ou deux personnes, pour un projet engageant l’ensemble des contribuables de l’intercommunalité », plaidant pour un « débat métropolitain ».
La polémique s’étoffe avec des questionnements sur le fondateur du Mausa, Stanislas Belhomme. Si le Mausa de Neuf-Brisach (Alsace) fonctionne depuis 2018, le premier Mausa du Jura (2017) s’était terminé par un conflit et une condamnation pour factures impayées, tandis que celui de Bitche (Moselle) est fermé depuis un an pour redevances impayées.
Stanislas Belhomme se défend et rectifie
Le fondateur du Mausa rejette l’idée d’un « arbre qui cache la forêt » et refuse d’entrer dans ces « luttes politiques ». Il rectifie sur Facebook : « La collectivité n’a jamais dépensé 9 millions d’euros pour le Mausa », précisant que le musée ne reçoit « aucun argent ni aucune subvention publique » et mettant en avant « 75 000 visiteurs annuels en Alsace ».
La panne de chauffage, causée par une pièce défectueuse en rupture de stock chez le fournisseur, a été réparée permettant une réouverture le 6 janvier. Joseph Perreton, directeur de Cap Métropole, confirme que la solution reste palliative et que le problème pourrait se reproduire, affectant principalement l’espace d’accueil et la boutique.

