la suc­cess sto­ry sté­pha­noise du Mary’s Coffee

Depuis 2011 Aurélien Camps et sa famille régalent les stéphanois.



C’est une belle his­toire que nous raconte Aurélien autour d’un déli­cieux café. Installés au fond du Mary’s Coffee de la rue Léon Nautin, à Saint-Etienne, nous com­men­çons notre entre­tien. Mais qui est donc cette fameuse Mary’s ? Est-elle un per­son­nage inven­té autour d’une table de réunion d’une agence de publi­ci­té ? Et bien pas du tout. Aurélien nous explique que Mary’s, « c’est Marie, ma maman. On est une entre­prise fami­liale de purs sté­pha­nois ». Aurélien a fini ses études en 2005, avec une licence d’économie en poche. Il s’est mis ensuite à son compte dans le domaine de la pho­to­gra­phie. « Je suis un pas­sion­né de pho­to et j’avais lan­cé mon affaire qui mar­chait très bien ». Mais l’idée d’un cof­fee shop lui trot­tait dans la tête depuis longtemps.

Un beau jour, Marie, sa maman, lui rap­pelle son idée de café et lui pro­pose de se lan­cer, en famille, sur la créa­tion d’un pre­mier Mary’s. « A l’époque, j’ai un peu hési­té car il fal­lait tout pla­quer et ma boîte tour­nait bien ». Mais, mal­gré le risque, Aurélien fonce. « Le concept de café à empor­ter m’a tou­jours fas­ci­né quand j’étais gamin, le concept de Starbucks était pour moi extra­or­di­naire ». Aurélien et sa maman ont mis plus d’un an à for­ma­ter le concept « Il fal­lait choi­sir les bons four­nis­seurs, et tra­vailler sur ce qu’on allait pro­po­ser aux clients » L’idée était aus­si de pro­po­ser des for­mules bien moins chères que chez Starbucks.  Le nom et le logo ont bien évo­lué lors du pro­jet. « Parmi les noms, on avait trou­vé Gourmet Coffee, mais ça ne me plai­sait pas » Pour cette famille d’entrepreneurs, il fal­lait un nom qui accroche. « On ne va pas chez Mac Donald, on va au Mac Do » explique Aurélien. « On l’a donc appe­lé Mary’s Coffee Shop, pour que les per­sonnes puissent aller au Mary’s ». Le logo, c’est Aurélien qui l’a réa­li­sé lui-même. Comme quoi pas besoin de dépen­ser des sommes exor­bi­tantes dans une agence de com­mu­ni­ca­tion. « Je vou­lais un logo qui repré­sente la ména­gère amé­ri­caine des années 50 et qui évoque le côté cocoo­ning, le fait mai­son de l’enseigne.

 

Le Mary’s, une fier­té stéphanoise

Aujourd’hui, Aurélien Camps peut être fier de sa réus­site « ça me va droit au cœur quand je vois dans la rue des per­sonnes avec leurs gobe­lets et que je les entends dire à leurs amis, « On vient du Mary’s ». Les gens se sont appro­priés la marque, et j’en suis très fier ».

Cette famille était ambi­tieuse dès le début. « On vou­lait dès le départ créer une marque, un réseau de fran­chises pour ouvrir plu­sieurs bou­tiques. « Au début de l’aventure, je suis allé voir mon ban­quier avec seule­ment 4000 euros, mais mon goût de l’entrepreunariat me fai­sait com­prendre de ne jamais dou­ter ». Aurélien et sa mère sou­haitent conti­nuer le déve­lop­pe­ment du Mary’s par­tout en France. « On a énor­mé­ment de demandes de fran­chises, mais on n’est pas là que pour faire de l’argent, on veut des por­teurs de pro­jets qui nous res­semblent, avec nos valeurs ». Pour l’ouverture à Lyon, le fran­chi­sé est très sou­te­nu par la famille Camps. « On ne le consi­dère pas comme un numé­ro, une ouver­ture par­mi tant d’autres comme pour­raient le faire Columbus ou Starbucks, c’est quelqu’un qu’on suit tous les jours dans l’avancement de son projet ».

Un Mary’s Coffee Shop à Lyon, c’est un beau sym­bole. « On entend sou­vent qu’à Sainté on n’a rien ou que ça ne bouge pas, pour­tant là, on a quand même réus­si à implan­ter notre concept à Lyon », une des plus grandes villes de France, et sou­vent consi­dé­rée comme concur­rente de Saint-Etienne.

 

Une carte Mary’s addict premium

Le chiffre d’affaires de l’entreprise est de 8OO OOO euros. Avec l’ouverture à Lyon, devant le par­king des ter­reaux et à Saint-Etienne Monthieu, le chiffre d’affaires devrait atteindre les 1,8 mil­lions d’euros. A Monthieu, la sur­face fera 130 m².   Il y aura une très jolie ter­rasse très cocoo­ning et la mise en place de bornes de com­mandes pour évi­ter de faire la queue, sans pas­ser par la file d’attente et payer avec sa carte bleue sans contact ou avec la carte de fidé­li­té du Mary’s. Aurélien Camps dési­rait depuis long­temps avoir une carte de fidé­li­té sélec­tive comme le pro­pose par exemple la par­fu­me­rie Séphora. « Il y a deux styles de cartes, la pre­mière, gra­tuite, per­met d’avoir des réduc­tions sur les com­mandes et cumu­ler un avoir de 5% sur le pro­chain achat. Bientôt elle pour­ra deve­nir un por­te­feuille numé­rique rechar­geable en bou­tique et sur inter­net. Le client pour­ra aus­si payer avec son smart­phone. Et du moment où le client aura dépen­sé 800 euros, qui cor­res­pond approxi­ma­ti­ve­ment à deux déjeu­ners par semaine pen­dant un an, il aura le droit à la carte Mary’s addict pre­mium qui sera en édi­tion limi­tée pour les clients les plus fidèles. Gratuite, elle don­ne­ra 10% d’avoir sur les pro­chains achats, une remise de 50% le jour de votre anni­ver­saire, et le droit de com­man­der les nou­velles bois­sons de l’enseigne en exclu­si­vi­té, 48h avant tout le monde.

 

La gale­rie Dorian

Le Mary’s se suf­fit à lui-même dans la gale­rie Dorian, mal­gré le départ de la Fnac à Monthieu. Le cof­fee shop a gar­dé un très bon chiffre d’affaires, alors que de nom­breuses bou­tiques ont fer­mé dans cette gale­rie. Aujourd’hui, on voit pas­ser dans la gale­rie des per­sonnes qui vont direc­te­ment au Mary’s sans regar­der les autres bou­tiques. Pourtant, cette gale­rie est très belle comme le cite Aurélien. « Il fau­drait que Primark s’installe dans la gale­rie » Cette chaîne de maga­sins pro­pose des vête­ments pour femmes, hommes et enfants, mais aus­si de la déco et des pro­duits de beau­té à petit prix. La marque Primark est très deman­dée à Saint-Etienne sur Facebook. « Si Primark s’installait à Saint-Etienne, ce serait extrê­me­ment béné­fique pour tous les com­mer­çants de la gale­rie. La gale­rie serait enfin relan­cée » cite Aurélien Camps. En atten­dant de nou­velles bou­tiques dans la gale­rie, on patien­te­ra avec un déli­cieux gâteaux et un bon café comme seul sait le faire le Mary’s Coffee Shop. Bonne dégustation.



Les autres infos
Les autres infos