Le tra­cing dans la Loire : ce qu’il faut savoir

L’ARS a pré­sen­té ce ven­dre­di la stra­té­gie de dépis­tage et de contact-tra­cing qui aura lieu sur toute le dépar­te­ment de la Loire.

Dans son com­mu­ni­qué sur la stra­té­gie adop­tée pour le dépis­tage et le contact-tra­cing, l’Agence Régionale de Santé revient sur cer­tains prin­cipes à ne pas oublier. Tout d’abord, la fin du confi­ne­ment ne signi­fie pas la fin du virus. Ensuite, les mesures bar­rières et la dis­tan­cia­tion sociale doit être main­te­nues même dans les régions en vert. Enfin, l’ARS demande aux ligé­riens de res­ter vigilants. 

Concernant le dépis­tage, la stra­té­gie consiste à tes­ter le plus rapi­de­ment pos­sible les per­sonnes tou­chées par le Covid-19 afin d’isoler et évi­ter les trans­mis­sions inter-per­son­nelles. Pour cela :

  • Il ne s’agit pas de dépis­ter toute la popu­la­tion : le dépis­tage concerne les per­sonnes qui pré­sentent des symp­tômes de Covid-19 et les per­sonnes qui auront été en contact rap­pro­ché et pro­lon­gé d’une per­sonne tes­tée posi­ti­ve­ment (= cas contact à risque éle­vé). Des cam­pagnes seront orga­ni­sées dans les struc­tures d’hébergement col­lec­tif, en par­ti­cu­lier pour les per­sonnes les plus fragiles
  • 3 niveaux d’intervention (rela­tions de confiance et soli­daires) = méde­cins > Plateforme Assurance mala­die > Agence régio­nale de san­té, en lien avec Santé publique France.
  • De manière trans­ver­sale à ces 3 niveaux = repé­rer et signa­ler les situa­tions, qui le néces­sitent, pour une prise en charge (héber­ge­ment et accom­pa­gne­ment social) coor­don­née par les préfectures.
  • Une mobi­li­sa­tion sur plu­sieurs semaines = une réponse qui doit prendre en compte un temps long etdonc tenir dans la durée.

L’ARS s’engage à orga­ni­ser la réponse hos­pi­ta­li­té, prendre soin des plus vul­né­rables ain­si que main­te­nir et expli­quer les gestes barrières. 

Stratégie de dépistage

Quelles sont les per­sonnes qui pour­ront se faire dépister ? 

  1. Toute per­sonne pré­sen­tant des signes cli­niques évo­ca­teurs de Covid-19 doit se voir pres­crire un test de diag­nos­tic par pré­lè­ve­ment naso-pha­ryn­gé et être iso­lée dans l’attente de son résul­tat.

    2. Cette pres­crip­tion sera réa­li­sée par le méde­cin trai­tant ou par tout autre méde­cin géné­ra­liste en cas d’absence de méde­cin trai­tant.

    3. La télé­con­sul­ta­tion est tou­jours valable.

    4. Les per­sonnes iden­ti­fiées comme cas contact à risque éle­vé d’une per­sonne tes­tée posi­tive au Covid-19 seront aus­si dépis­tées. Ces per­sonnes seront iden­ti­fiées par l’Assurance mala­die et aucune pres­crip­tion médi­cale ne sera alors nécessaire.

Donc en cas de symp­tôme évo­ca­teur du Covid-19, les per­sonnes tou­chées doivent contac­ter leur méde­cin trai­tant ou méde­cin géné­ra­liste (via télé­con­sul­ta­tion si pos­sible). En cas de symp­tômes graves, de dif­fi­cul­té à res­pi­rer et en cas de dif­fi­cul­té à trou­ver un méde­cin, il faut appe­ler le Centre 15 .

Le « contact-tracing »

La stra­té­gie de détec­tion des cas, d’identification des per­sonnes contacts, d’isolement et de qua­tor­zaine des per­sonnes atteintes de COVID et des contacts à risque repose sur une orga­ni­sa­tion en 3 niveaux, dont l’ARS assure la coor­di­na­tion géné­rale, en lien étroit avec l’Assurance mala­die et les acteurs du sys­tème de santé.

A cha­cun de ces niveaux, la confi­den­tia­li­té est la règle. Les méde­cins sont tenus au secret médi­cal et au secret pro­fes­sion­nel. Ces équipes agi­ront uni­que­ment dans le cadre du Covid-19 et ne divul­gue­ront aucune autre don­née. A l’ARS, nous agis­sons déjà de cette façon tout au long de l’année pour le sui­vi des cas de tuber­cu­lose ou de ménin­gite, des mala­dies très conta­gieuses qui sont décla­rées par les méde­cins à l’ARS.

NIVEAU 1 
Professionnels de san­té de méde­cine de ville et éta­blis­se­ments de santé

– Prise en charge des cas pos­sibles : pres­crivent un test et des masques chi­rur­gi­caux, encadrent les mesures d’isolement dont arrêt de tra­vail, iden­ti­fient les per­sonnes du foyer* et délivrent les conduites à tenir.
– Evalue la situa­tion du foyer du cas > objec­tif : limi­ter trans­mis­sion du virus au sein du foyer et iden­ti­fier les per­sonnes vul­né­rables vis-à-vis du Covid-19, à pro­té­ger au sein du foyer.
*Sur la base du volon­ta­riat, iden­ti­fie les per­sonnes contacts à risque hors du foyer

NIVEAU 2 
Plateformes dépar­te­men­tales de l’Assurance maladie

Les pla­te­formes dépar­te­men­tales de l’Assurance mala­die :
– Assurent l’ensemble du contact tra­cing en l’absence de prise en charge par un méde­cin
– Finalisent la recherche des cas contacts
– Appellent les cas contacts dans les 24h sui­vant la sai­sie par le méde­cin pour :
o Les invi­ter à res­ter confi­nées à leur domi­cile
o Les invi­ter à réa­li­ser un test dans un cer­tain délai au regard de la date du contact avec le patient malade
o Leur déli­vrer un arrêt de tra­vail si néces­saire
o Evaluer les besoins d’accompagnement social

NIVEAU 3
L’Agence régio­nale de san­té en lien avec la cel­lule régio­nale de Santé publique France

Pour l’identification et l’investigation des chaines de trans­mis­sion et des clus­ters, et la ges­tion des situa­tions com­plexes, dans cer­taines col­lec­ti­vi­tés notam­ment. 
– Appui métho­do­lo­gique, sen­si­bi­li­sa­tion et for­ma­tion au contact-tra­cing pour niveaux 1 et 2 et appui à la ges­tion des situa­tions de contact-tra­cing « aty­pique » ren­con­trées par niveau 2.
– Gestion « situa­tions com­plexes » : cas dans cer­taines col­lec­ti­vi­tés et contacts mul­tiples pour un cas en un même lieu ou dans des mêmes cir­cons­tances.
– Détection chaines de trans­mis­sion et clus­ters sur la base des don­nées du contact-tra­cing des niveaux 1 et 2.
– Intervention équipes mobiles de réponse rapide mul­ti­dis­ci­pli­naires : inves­ti­ga­tions de ter­rain et cam­pagnes de test spé­ci­fiques, au niveau de clus­ters, notam­ment auprès de publics sen­sibles et vul­né­rables.
– Production des indi­ca­teurs de sui­vi du contact-tra­cing, en lien avec l’Assurance Maladie.

Gestion des situa­tions complexes =

L’ARS est res­pon­sable de la coor­di­na­tion du dis­po­si­tif de contact-tra­cing dès la confir­ma­tion d’un cas de Covid-19, appar­te­nant, vivant ou tra­vaillant dans l’une des col­lec­ti­vi­tés ou struc­tures sui­vantes : Crèches (à l’exception des micro-crèches) – Milieu sco­laire (écoles, col­lèges et lycées) – Etablissements de san­té – EHPAD – EMS de per­sonnes han­di­ca­pées – Etablissements péni­ten­tiaires – Structures de l’aide sociale à l’enfance – Etablissements sociaux d’hébergement et d’insertion – Structures de soins rési­den­tiels des per­sonnes sans domi­cile fixe + situa­tion spé­ci­fique de la pré­sence de 3 cas confir­més ou pro­bables ou plus au sein d’une même col­lec­ti­vi­té. L’apparition d’un regrou­pe­ment de cas ou « clus­ter » sur le ter­ri­toire néces­site la mise en œuvre d’investigations sani­taires dans des délais très contraints. Cet objec­tif ne peut être atteint que par la mise en place d’équipes de réponse rapide pro­je­tables sur le terrain.

Pour per­mettre de prendre en charge des éven­tuels foyers de Covid-19 conco­mi­tants sur le ter­ri­toire, l’ARS a pré­vu d’organiser des ren­forts néces­saires auprès des équipes en charge de la veille et de la sécu­ri­té sanitaire.

Isolement et confi­ne­ment

L’appui à l’isolement des per­sonnes malades et des contacts à risque est assu­ré par les Autorités Préfectorales. L’ARS y apporte son concours sous deux angles : 
1- Organiser un sui­vi télé­pho­nique actif et régu­lier des malades et des per­sonnes contacts iso­lées à domi­cile, en com­plé­ment du sui­vi sani­taire du méde­cin trai­tant.
L’objectif est de s’assurer de l’adhésion des per­sonnes aux mesures pres­crites, de recueillir les éven­tuelles dif­fi­cul­tés et l’évolution de l’état de san­té de la per­sonne.
Ce sui­vi ne se sub­sti­tue pas au sui­vi médi­cal assu­ré par le méde­cin trai­tant ; il le com­plète.
2- Organiser l’accompagnement et le sui­vi requis dans les lieux dédiés aux per­sonnes malades lorsqu’ils sont iso­lés en dehors de leur domi­cile.
Certaines situa­tions (confi­gu­ra­tion du loge­ment, état de san­té fra­gile d’une per­sonne, sujet contact pro­fes­sion­nel de san­té, etc.) peuvent ame­ner la pré­fec­ture à pro­po­ser un héber­ge­ment hors du foyer : hôtel, centre d’hébergement col­lec­tif, etc.
Dans ce cadre, cer­taines situa­tions pour­ront jus­ti­fier une orga­ni­sa­tion soi­gnante ad hoc. L’ARS assure alors la mise en place de ce sui­vi avec les pro­fes­sion­nels de san­té concernés.

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