Les boîtes de nuit vont-elles rouvrir et sont-elles devenues ringardes ?

Les patrons des établissements du monde de la nuit et les DJ attendent que le gouvernement leur donne une date officielle pour la réouverture des discothèques. Mais a-t-on envie de retourner dans les boîtes de nuit ?

La musique forte qui empêche de parler, les consommations chères, sans compter que les femmes ne se sentent plus en sécurité pour faire la fête, tout cela fait que « Je ne vais pas en boite car je ne veux plus me faire accoster par un homme saoûl », explique une lectrice. On se pose la question de l’utilité des boîtes de nuit.

Ça  n’a pas un côté vieux et ringard les boîtes de nuit ?

Pour les 20-25 ans, la boîte de nuit est dépassée, avec cette image du « Night-Club » que les moins de 25 ans ne connaissent pas. En France, en 2015, il y avait 2000 boîtes de nuit contre le double il y a 35 ans. Pourquoi ? Le prix d’entrée élevé, les videurs qui font les malins, et les clients qui sont trop nombreux parfois dans de petites salles, sans compter l’odeur de la transpiration…..

La fête à domicile

Plus besoin d’aller en boîte pour profiter des talents d’un DJ. Ceux qui veulent faire la fête lancent une playlist ou un mix YouTube d’un des plus grands Dee-Jay de la planète à la maison. Ça ne coûte rien. Les moins de 30 ans se retrouvent entre amis à la maison avec une table bien remplie pour l’apéro. « La fête à domicile marche de mieux en mieux», remarque Marie, une étudiante stéphanoise. « Ça coûte très cher de sortir. Et il faut payer un taxi pour revenir si on décide de boire ». Aujourd’hui, Marie préfère se retrouver à la maison avec les amis. « On a l’habitude d’aller acheter des bouteilles à la supérette du coin, on lance de la bonne musique, on discute et on s’amuse beaucoup ». La jeune étudiante explique que les amis restent dormir à la maison. « Parfois on finit avec un film sur netflix, c’est la meilleure façon de s’amuser avec les potes qui s’invitent sans dépenser un euro ».

Les bonnes soirées mousse ou concours de T-shirts mouillés

Les soirées thématiques des boîtes de nuit avec la radio en 3 lettres sont définitivement rayées des clubbeurs. Pour Aymeric, clubbeur, « les seuls clubs qui peuvent tenir, ce sont les undergrounds avec une musique très ciblée ». Les grosses soirées d’un Macumba ou d’un Must sont bel et bien définitivement terminées.

On préfère faire une rencontre sur une application plutôt qu’en discothèque

Il ne faut pas avoir peur des mots, la boîte est devenue has been. Avant, les rencontres se faisaient automatiquement en boîte quand on passait une série de slows. « Maintenant, quand vous passez des slows, les gens vous regardent bizarrement en se demandant ce que vous faites » explique un DJ. « d’ailleurs les personnes ne se rencontrent plus chez nous, mais via les applications de rencontres et il faut avouer que ça fonctionne bien comme ça ».
La fin d’une époque et le début d’une nouvelle ère. Après les bals de village ou encore les dancings, les grandes discothèques sont donc sur le point de disparaître avec leur lot de nostalgie.

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