Loire : Il ne sor­ti­ra pas encore de pri­son pour avoir uri­né sur les surveillants



Tayeb Laalaouna a du mal à ren­trer dans le moule, même en pri­son où il est pour­tant bien enca­dré. Il est incar­cé­ré à la pri­son de Roanne depuis 2013. Tayeb a été condam­né pour meurtre et doit pur­ger une peine de 17 ans. Mais ce n’est pas tout. L’homme n’aime pas les règles en socié­té. Il a aus­si été condam­né à six reprises pour faits d’outrages contre des sur­veillants de la pri­son de Roanne.

Tayeb Laalaouna vient de réci­di­ver. Il y a deux mois, il crache sur ses sur­veillants qui viennent l’évacuer du par­quet de Roanne. Ensuite, ce 17 octobre der­nier, il va jeter en pleine tête une bou­teille ouverte rem­plie d’urine sur trois sur­veillants. Et comme si ça ne suf­fi­sait pas, le mal­frat va incen­dier deux cou­ver­tures et un gant de toi­lette pour ten­ter de mettre le feu à sa cel­lule. En plus, il porte un coup de poing au visage d’un sur­veillant. « Que vou­lez-vous faire de cet éner­gu­mène » explique un agent de la pri­son « il bana­lise la vio­lence dans cette pri­son, ça devient comme ça presque tous les jours, il se prend pour le roi des caïd ».

Le pro­cu­reur de la République : « la vio­lence ne doit pas être bana­li­sée, même en détention »

Pour toute cette vio­lence sup­plé­men­taire, il pren­dra 2 ans de plus. Et res­te­ra à la case pri­son pour quelque temps encore. Une peine qui repousse sa date de sor­tie à mai 2031 et il devra ver­ser la somme de 4500 euros aux sept sur­veillants qu’il a agressés.

Dans l’équipe du centre de déten­tion, c’est l’effroi. « Moi ça ne m’étonne pas que des gar­diens se mettent en grève car les déte­nus sont en roue libre. Ça devient de plus en plus dif­fi­cile de faire notre métier, on manque vrai­ment de moyens humains pour faire face à la dérive ».



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