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Au cœur de ce dossier : un mari qui aurait contraint sa femme à avoir des rapports sexuels avec d’autres hommes qu’il sélectionnait. Selon les accusations, une Stéphanoise s’était rendue chez son ex-mari pour avoir, à sa demande, un rapport sexuel avec un autre homme. L’accusé principal aurait ensuite refusé de la laisser partir, exigeant qu’elle couche successivement avec un deuxième, puis un troisième partenaire. La plaignante affirme avoir cédé par peur des réactions violentes de son ex-compagnon.
Menaces et chantage par vidéos
Au cours de l’instruction, la victime a révélé subir des menaces de diffusion de vidéos intimes sur internet si elle refusait de se plier aux exigences de son ex-mari. Ces vidéos, réalisées par l’accusé et exploitées par les enquêteurs, montrent la plaignante dans des rapports sexuels avec plusieurs hommes. Certaines images révèlent qu’elle semble souffrir de douleurs physiques liées aux pratiques imposées.
L’accusé principal conteste les faits, affirmant que sa femme a « toujours donné son accord » tant avec lui qu’avec les autres individus recrutés sur internet ou dans le voisinage. Ses trois coaccusés admettent les relations sexuelles : deux soutiennent qu’elles étaient consenties, tandis que le troisième confirme les déclarations de la plaignante concernant l’absence de consentement.
Un second dossier de viol en prison
Les 5 et 6 février, la cour criminelle examinera une autre affaire de viol présumé, cette fois commis par un détenu sur son codétenu au centre pénitentiaire de La Talaudière. L’accusé conteste également ces faits, malgré une ITT de neuf jours délivrée à la victime présumée pour « contusions multiples avec fracture vraisemblable d’une côte et retentissement psychologique marqué ».

