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Au volant, un avocat pénaliste parisien qui se rendait à une audience au centre de détention de Roanne. Dès son interpellation, il reconnaît ne pas pouvoir présenter son permis de conduire, invoquant un imbroglio administratif.
Une défense sur l’imbroglio administratif
Lors de l’audience correctionnelle du mardi 20 janvier, Me Ahmed Naoui a tenté de défendre son confrère et ami en expliquant sa négligence dans les démarches pour récupérer son permis, suspendu en 2019 après une infraction pour usage du téléphone au volant. L’avocat soutenait que son client avait la conviction chevillée au corps qu’il avait le droit de conduire, allant jusqu’à déclarer qu’il avait voulu passer sous les radars.
Un passé judiciaire édifiant
Les révélations sur le passé de l’avocat ont sidéré l’audience. Le président Mickaël Guillaumin a comptabilisé 109 infractions, dont 18 commises entre 2020 et 2025. Que des excès de vitesse. Le parquet, par la voix de Marie Nicourt, a précisé que 51 infractions avaient été commises depuis la perte de son permis de conduire, révélant un mépris systématique du Code de la route.
Une récidive caractérisée malgré le statut professionnel
Malgré sa connaissance présumée du droit, cet avocat pénaliste a multiplié les violations du Code de la route, transformant la conduite sans permis en habitude rather qu’en accident isolé. Le tribunal a prononcé une condamnation de 3 500 euros d’amende, assortie d’une interdiction de délivrance de permis de conduire de 6 mois. Cette sanction, bien que ferme, peut paraître clémente au regard des 51 infractions commises depuis la perte du permis initial. L’ironie veut que cet avocat se rendait à une audience au centre de détention de Roanne, probablement pour défendre un client, tout en commettant lui-même une infraction grave.

