L’OM sombre face à Andrézieux



Le club marseillais a subi une véritable humiliation (2-0) dès son entrée en lice dans la compétition face à Andrézieux, un club qui évolue en 4e division. 

La crise est profonde et les prochains jours risquent d’être agités au centre d’entraînement Louis-Dreyfus : Marseille a été éjecté de la Coupe de France en 32e de finale, humilié 2 à 0 par Andrézieux (National 2) dimanche au stade Geoffroy-Guichard. Sans envie, incapable de réagir et auteurs d’une prestation collective insipide malgré quelques intentions de Florian Thauvin bien esseulé, les Olympiens ont livré une bouillie de football qui pourrait avoir de lourdes conséquences sur l’avenir de Rudi Garcia à la tête de l’équipe. «C’est un cauchemar, a lâché un Jacques-Henri Eyraud «en colère» à l’issue de la rencontre. On doit faire preuve d’autres valeurs, d’un peu de fierté, d’un peu d’orgueil surtout, choses que je n’ai pas vues. C’est effectivement une grande déception une très piètre soirée. Il est certain que nous allons regarder cela tous ensemble, dirigeants et encadrement pour essayer de comprendre.»

Alors que les attentions se focalisent sur l’arrivée possible de Mario Balotelli censé réveiller l’attaque, c’est bien l’avenir de Rudi Garcia qui pourrait se jouer au cours du mercato hivernal. Car l’ancien coach de Lille et de l’AS Rome donne l’impression de n’avoir aucune solution pour remobiliser son groupe qui entame l’année 2019 comme il avait terminé la précédente : de manière catastrophique.

«Non, Rudi Garcia n’est pas menacé»

Avec ce revers contre une équipe évoluant en quatrième division, l’OM en est désormais à sept matches consécutifs sans gagner, toutes compétitions confondues. Voilà le club de Frank McCourt éliminé de toutes les coupes, quelles soient nationales – la Coupe de la Ligue s’est achevée en 8e de finale face à Strasbourg avant la trêve – ou européenne – le club phocéen a dit adieu à la Ligue Europa dès la phase de groupes. «C’est vrai que ce groupe vit bien mais ce soir cela ne suffit plus, a annoncé Eyraud. C’est ce que j’ai dit aux joueurs. Je ne veux plus entendre que ce groupe vit bien. Je veux qu’ils prennent le taureau par les cornes et qu’on oublie cette soirée parce que je ne veux plus la revivre». Avant d’affirmer : «Non, Rudi Garcia n’est pas menacé».

Les héros d’Andrézieux, club des environs de Saint-Etienne, s’appellent Bryan-Clovis Ngwabije, défenseur central de 20 ans formé à Lyon, et Florian Milla, milieu défensif de 24 ans formé à Saint-Etienne. Ce sont eux qui ont marqué contre le club finaliste de la Ligue Europa la saison dernière. «Ca fait beaucoup de bien, je n’avais pas mis un but depuis le début de la saison» a commenté Ngwabije, qui a ouvert le score et qui rêvait de «tenir jusqu’à l’exploit» comme il l’a confié sur Eurosport. On n’enlèvera rien aux valeureux hommes de Jean-Noël Cabezas mais il faut bien avouer qu’ils ont affronté une équipe de l’OM au fond du seau, minée par une crise de confiance très inquiétante.

L’OM rejoint les autres mauvais élèves de la première division sortis en 32e de finale de Coupe de France samedi, Montpellier, Nîmes et Angers. Viry-Châtillon porté par 1.500 supporters a réalisé l’exploit dès samedi, en disposant (1-0) des Angevins, finalistes de l’édition 2017. Le club de l’Essonne, pensionnaire de Régional 1 (6e division) s’offrant pour lancer l’année un club de l’élite. Les Castelvirois après avoir avalé cinq divisions d’écart s’installent avec éclat pour la deuxième fois de leur histoire en 16es de finale, quarante ans après leur première apparition, en 1978. L’Entente Sannois-Saint-Gratien (National) a arraché son billet dans l’émotion du temps additionnel (90e + 3 ; but de Rayan Souici) contre Montpellier (4e de Ligue 1). L’AS Lyon Duchère, autre club de national, a de son côté copieusement dominé 3-0 Nîmes (11e de L1). Le Paris SG, qui affronte le club de National 3, le GSI Pontivy ce dimanche soir, est donc prévenu.